Par Emmanuel Medina
En marge de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue ce mercredi 23 septembre 2026 avec le Dr Badr Ahmed Mohamed Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger.
Cette rencontre bilatérale de haut niveau a permis de consolider les liens diplomatiques et économiques entre Kinshasa et Le Caire, s’inscrivant dans la continuité de la dynamique impulsée par les chefs d’État des deux pays.
Le cœur des échanges a porté sur l’évaluation et le suivi des quatre accords stratégiques signés en juin 2026, lors de la visite officielle du président Félix-Antoine Tshisekedi en Égypte. Les deux ministres ont exprimé leur volonté d’accélérer la mise en œuvre concrète de ces engagements pour le bénéfice mutuel de leurs nations respectives.
Parallèlement aux dossiers économiques, la situation sécuritaire et les initiatives de stabilisation régionale ont figuré en bonne place dans l’agenda. Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue égyptien ont examiné de près l’évolution des processus de paix de Washington et de Doha, deux leviers internationaux cruciaux pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’est de la RDC.
Au cours de l’entretien, la chef de la diplomatie congolaise a tenu à saluer chaleureusement la position constante de l’Égypte. Elle a rendu hommage au soutien ferme du gouvernement égyptien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, dans un contexte régional qui demeure particulièrement complexe.
Soucieux de donner une impulsion nouvelle à leurs relations bilatérales, les deux diplomates ont convenu d’approfondir et de diversifier la coopération bilatérale. Plusieurs secteurs prioritaires ont été formellement retenus pour des investissements et des projets conjoints à court et moyen termes :
Pour les infrastructures et Énergie : Développement des réseaux de transport et modernisation des capacités de production énergétique.
Pour l’agriculture et santé : Le renforcement de la sécurité alimentaire, échanges d’expertises médicales et accès aux soins.
Et en investissements économiques : la facilitation des partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays.
Enfin, la gestion des ressources en eau a été désignée comme un axe de coopération hautement stratégique. Les deux pays, partageant des intérêts géopolitiques majeurs liés aux bassins fluviaux africains, entendent coordonner leurs efforts pour une gestion durable et concertée de cette ressource vitale.
Cette rencontre de New York réaffirme le rôle croissant de la RDC sur l’échiquier diplomatique africain et scelle une alliance de premier plan avec Le Caire pour faire face aux défis de développement et de sécurité sur le continent.













