RDC –Examen d’État 2025: le gouvernement prend en charge les frais pour les élèves des zones en conflit

RDC –Examen d’État 2025: le gouvernement prend en charge les frais pour les élèves des zones en conflit

Les épreuves de l’Examen d’État ont officiellement débuté ce lundi sur l’ensemble du territoire national. À l’occasion du lancement au Collège Don Bosco, à Kinshasa, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a annoncé une mesure forte : la prise en charge intégrale des frais de participation pour les écoles situées dans les zones en proie à l’insécurité, notamment dans l’est du pays.

« Grâce à un engagement du Président de la République, les frais de participation ont été pris en charge pour les écoles affectées par l’insécurité dans l’Est », a-t-elle déclaré, soulignant la volonté des autorités d’assurer l’égalité des chances à tous les élèves congolais, y compris dans les régions en conflit.

Pour cette 58e session, le ministère de l’Éducation nationale a enregistré 1 079 341 candidats, un chiffre en hausse de 12,1 % par rapport à 2024, soit 117 054 finalistes supplémentaires. Les épreuves se déroulent dans 3 165 centres d’examen à travers le pays, ainsi que dans 13 centres installés à l’étranger, notamment en Angola, au Rwanda, au Burundi, en Ouganda et en Tanzanie.

Parmi les provinces les plus représentées figurent Haut-Katanga 1 (94 670 candidats), Kinshasa-Lukunga (43 327) et Kinshasa-Tshangu (41 956).

Innovations technologiques

Outre la participation massive, l’édition 2025 est marquée par une série d’innovations numériques mises en place par le ministère. Parmi celles-ci :

des inscriptions digitalisées,

une correction décentralisée assistée par intelligence artificielle,

et des diplômes numériques sécurisés, désormais dotés d’un QR code permettant la vérification en ligne via la plateforme E-Diplôme.

Ces dispositifs visent à moderniser le système, à lutter contre la fraude documentaire et à renforcer la crédibilité des certificats délivrés.

Discipline renforcée

La ministre de l’Éducation a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur d’une session transparente et équitable. Une politique de « tolérance zéro » est annoncée à l’égard des tricheries et autres irrégularités. Des sanctions sévères sont prévues à l’encontre des contrevenants, aussi bien parmi les élèves que parmi les encadreurs.

L’Examen d’État 2025, par son envergure et les réformes engagées, s’inscrit comme un tournant dans la gouvernance éducative du pays. Il reflète l’ambition des autorités de faire de l’éducation un levier central de reconstruction et de développement, malgré les défis persistants.

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