RDC : FDLR, M23, forces rwandaises… Suminwa fixe les exigences de Kinshasa à l’ONU

RDC : FDLR, M23, forces rwandaises… Suminwa fixe les exigences de Kinshasa à l’ONU

Par Pierre Kabakila

La Première ministre congolaise Judith Suminwa a appelé mercredi à l’application effective des engagements pris pour mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Elle s’est exprimée à New York, lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Judith Suminwa a cité l’accord de paix signé à Washington le 27 juin 2025, les engagements du processus de Doha et la feuille de route harmonisée de l’Union africaine parmi les initiatives susceptibles d’ouvrir la voie à la paix en RDC. Elle a salué l’implication des États-Unis, du Qatar, de l’Union africaine, des facilitateurs africains et des partenaires régionaux.

Mais, selon elle, les engagements existants doivent désormais être appliqués. « Pour des millions de Congolais, cette paix demeure encore une promesse », a-t-elle déclaré, en appelant à la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Cette résolution prévoit notamment la cessation des hostilités, le retrait des forces rwandaises du territoire congolais, la fin du soutien aux groupes armés, le désengagement du M23/AFC, le démantèlement des administrations parallèles et le rétablissement de l’autorité de l’État. Elle prévoit également l’accès humanitaire sans entrave ainsi que le retour sûr et digne des déplacés et des réfugiés.

Sur la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), longtemps invoquée par Kigali pour justifier sa présence militaire en RDC, Judith Suminwa a affirmé que Kinshasa avait engagé des mesures concrètes.

Elle a rappelé que le protocole défini le 30 mai 2026 par la direction politique et militaire des FDLR prévoit le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des combattants en vue de leur rapatriement ou de leur relocalisation, sans préjudice des poursuites judiciaires pour les crimes graves.

La Première ministre a également cité le rapatriement, le 8 septembre, de 120 personnes associées aux FDLR avec l’appui de la Monusco, comme une première traduction concrète de ces engagements.

« La question des FDLR ne saurait donc plus servir de prétexte au maintien d’une présence militaire étrangère sur notre territoire », a-t-elle déclaré.

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