RDC : Félix Tshisekedi décrète un deuil national et la mise en berne des drapeaux après la mort tragique de deux hauts magistrats militaires

RDC : Félix Tshisekedi décrète un deuil national et la mise en berne des drapeaux après la mort tragique de deux hauts magistrats militaires

Par Emmanuel Medina

La République démocratique du Congo bascule dans le recueillement national. Par le biais d’un communiqué officiel publié ce samedi 26 septembre 2026 par le ministère de la Communication et des Médias consulté par REPORTER.CD, le Gouvernement a annoncé une série de mesures d’hommage exceptionnelles à la suite du crash aérien dramatique survenu près de Kenge. La catastrophe a coûté la vie à 17 personnes, décapitant brutalement les plus hautes instances de la justice militaire du pays.

Face à la gravité de cette tragédie qui touche le cœur des institutions républicaines, le président de la République et commandant suprême des Forces armées, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a personnellement instruit le Gouvernement de décréter des mesures de deuil exceptionnelles.

À compter du lundi 28 septembre 2026, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national. Cette marque solennelle de respect et de tristesse restera en vigueur jusqu’à l’inhumation définitive des illustres disparus. De plus, l’exécutif a annoncé qu’une période de trois jours de deuil national sera officiellement observée sur l’ensemble du pays juste avant l’organisation des obsèques.

Le pays pleure la disparition de deux piliers majeurs de son appareil judiciaire et sécuritaire, ainsi que des membres de leur délégation. Les deux principales victimes identifiées au sommet de l’État sont; en la personne du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC).

Ces hauts dignitaires revenaient d’une mission de service au départ de Kikwit à bord d’un appareil de type Let 410, exploité par la compagnie Tracep Congo Aviation, qui s’est écrasé vendredi dans la province du Kwango. Plus tôt dans la journée, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), présidé par Dieudonné Kamuleta Badibanga, s’était réuni en urgence à Kinshasa avant de se déployer dans les communes de Gombe et de Lingwala pour apporter son soutien moral direct aux familles éplorées.

Afin de faire toute la lumière sur les circonstances entourant ce drame aérien, le Gouvernement a confirmé que le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a formellement ordonné l’ouverture d’une enquête. Les investigations, menées conjointement par les autorités administratives, techniques et judiciaires, s’attellent déjà à déterminer avec précision les causes techniques de la défaillance de l’appareil. En parallèle, le procureur général près le Conseil d’État, Jean-Paul Mukolo Nkokesha, a précisé que les opérations d’identification des corps des 17 victimes se poursuivaient activement.

Dans un message empreint de gravité, le Gouvernement a exhorté la population congolaise à faire preuve de retenue, de dignité et de solidarité envers les familles éprouvées. Les autorités lancent un appel pressant et une recommandation ferme d’abstention totale quant à la diffusion ou au relais d’images du drame sur les réseaux sociaux. L’exécutif insiste sur la nécessité de ne tenir aucun propos susceptible de porter atteinte à la mémoire et à l’honneur des défunts, ou d’accentuer la douleur des proches.

Le communiqué se conclut par l’expression des condoléances les plus attristées du Gouvernement à la famille judiciaire, à l’ensemble des Forces armées (FARDC) ainsi qu’aux familles de toutes les victimes de ce crash, assurant ces dernières de la solidarité indéfectible de la Nation tout entière.

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