Par Emmanuel Medina
Le Bureau central national (BCN) Interpol RDC et la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC) ont scellé ce mardi 6 octobre 2026 un protocole d’accord stratégique. Cette nouvelle synergie vise à renforcer le contrôle, l’identification et le suivi des flux d’armes à feu pour endiguer l’insécurité sur l’ensemble du territoire national.
Au cœur de ce partenariat d’État figure le déploiement d’un dispositif rigoureux axé sur la traçabilité systématique des armes légères et de petit calibre. Grâce à la mutualisation de leurs expertises et de leurs bases de données, les deux institutions s’accordent les moyens de remonter l’historique complet des équipements saisis ou recensés.
Le protocole d’identification s’articulera autour de trois axes majeurs : l’origine matérielle pour détermination systématique du pays constructeur, du fabricant et de l’année de production de chaque arme, du suivi des flux transfrontaliers pour un contrôle accru et traçabilité en temps réel des mouvements liés aux opérations d’importation et d’exportation et enfin la sécurisation interne pour un audit et une surveillance renforcée des différents lieux de stockage officiels afin de prévenir tout risque de fuite vers les circuits criminels.
Au-delà du simple enregistrement technique, Interpol RDC et la CNC-ALPC ciblent de manière offensive l’économie logistique des groupes armés. En identifiant précisément le parcours des armes de contrebande, les enquêteurs entendent cartographier, infiltrer et démanteler les circuits d’approvisionnement illégaux, considérés par les deux entités comme le principal carburant des violences armées chroniques en RDC.
Il importe de signaler que, la cérémonie officielle s’est déroulée à Kinshasa sous la haute supervision du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo. C’est son directeur de cabinet adjoint, Élie Nkumbi, qui a présidé les assises au nom du patron de la territoriale et de la sécurité nationale.
Pour les autorités congolaises, l’efficacité de ce nouveau verrou sécuritaire repose sur une coordination interinstitutionnelle sans faille. La rencontre s’est ainsi clôturée par un appel vibrant à la mobilisation de la Police nationale congolaise (PNC), de l’appareil judiciaire, des administrations douanières et de la communauté internationale.
L’ensemble de ces acteurs est désormais invité à fédérer ses efforts pour soutenir activement ces initiatives cruciales en faveur du retour de la paix et de la restauration durable de l’autorité de l’État.













