Les sénateurs de l’opposition congolaise, membres d’Ensemble pour la République, ont tiré la sonnette d’alarme face à ce qu’ils qualifient de « tentative de judiciarisation à des fins politiques » visant Moïse Katumbi. Dans une déclaration rendue publique le 4 octobre 2024, ils condamnent avec la plus grande fermeté les poursuites judiciaires engagées contre l’opposant, suite à ses initiatives sociales dans la province du Haut-Katanga.
Cette nouvelle attaque contre Moïse Katumbi s’inscrit dans un contexte de répression accrue de l’opposition en République Démocratique du Congo. Les sénateurs dénoncent une vague de répression visant à museler les voix dissidentes et à consolider le pouvoir en place. Ils soulignent que cette situation est d’autant plus préoccupante que certains au sein du pouvoir envisageraient de rouvrir le débat sur un éventuel changement de la Constitution.
Les sénateurs de l’opposition rappellent que l’action de Moïse Katumbi répondait à un besoin criant de la population locale, en l’absence d’une réponse adéquate de l’État.
Face à cette situation, les sénateurs lancent un appel à la communauté nationale et internationale pour qu’elle se montre vigilante face à cette dégradation de la situation politique. Ils exhortent également à un renforcement de l’État de droit et à la protection des droits de l’homme.
Il sied de préciser que l’opposant Moïse Katumbi est accusé d’avoir réhabilité une piste d’aviation sans autorisation préalable des autorités compétentes.













