RDC : Martin Fayulu insiste sur la participation du M23 et même du Rwanda au dialogue

RDC : Martin Fayulu insiste sur la participation du M23 et même du Rwanda au dialogue

La question des participants à l’éventuel dialogue national inclusif continue de diviser. Si le gouvernement campe encore sur sa position, l’opposition appelle à une large ouverture des discussions pour tenter de résoudre la crise sécuritaire qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo.

Par Patient MBY

Lundi, devant ses militants et sympathisants de la diaspora congolaise, lors de son séjour en France, Martin Fayulu, président de l’Engagement citoyen pour le développement (ECIDé) et membre de la conférence des présidents de la C-64, a insisté sur la participation du Mouvement du 23 mars (M23). Selon lui, le champ des discussions devrait être élargi jusqu’au Rwanda, qu’il considère comme un acteur majeur de la crise dans l’Est de la RDC.

Le candidat à la présidentielle de 2018 et de 2023 a reconnu que la participation du M23 ne signifie pas que ce mouvement ne défend plus les intérêts du Rwanda.

« Cela ne veut pas dire qu’ils ne défendent plus les intérêts du Rwanda. Le M23, c’est le Rwanda. Mais au sein du M23, il y a des Congolais. Comment vous allez régler le problème si vous ne discutez pas avec eux ? Vous devez même discuter avec le Rwanda », a-t-il déclaré.

Pour Martin Fayulu, les médiateurs devront recueillir les revendications de toutes les parties prenantes et leur demander de mettre fin à leurs activités sur le sol congolais.

La coalition C-64, réunissant une frange de l’opposition, tient mordicus à la présence de l’ancien président Joseph Kabila Kabange et de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, devenu chef de file de l’Alliance fleuve Congo (AFC), au dialogue national inclusif. Cette exigence se heurte toutefois aux réticences du pouvoir en place concernant la participation de certaines personnalités à ces échanges.

Au Gabon, lors d’une visite de travail ce week-end, le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé une adresse imminente à la nation pour fixer les contours de ce dialogue, qu’il estime différent de tous ceux que la RDC a connus.

Lors d’un briefing de presse coanimé avec le ministre délégué à la Défense et aux Anciens Combattants, Eliezer Ntambwe, sur la pacification du Grand Bandundu, confronté au phénomène Mobondo, le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a révélé les lignes rouges de la majorité concernant le dialogue.

Selon lui, l’intégrité territoriale, la souveraineté de l’État sur les ressources naturelles ainsi que tout compromis avec les auteurs des massacres contre les populations restent non négociables.

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