RDC : Ultimatum des wazalendo à Uvira, les Tutsi sommés de quitter la ville

Par la rédaction

Un message audio attribué à un chef des wazalendo met en garde les familles tutsies encore présentes dans la ville frontalière d’Uvira. Elles disposent de dix jours pour partir, faute de quoi elles seraient considérées comme des « indésirables ». Cette menace, diffusée quelques jours après l’exfiltration d’un général de l’armée accusé par les manifestants en raison de son appartenance ethnique, relance la crainte d’un cycle de violences communautaires, rapporte La libre Afrique.

D’après la même source,
Le 9 septembre, le général Olivier Gasita, officier tutsi de l’armée congolaise, a été exfiltré en pleine nuit par les autorités, après plusieurs jours de protestations hostiles menées par des wazalendo et une partie de la population d’Uvira. Les manifestations, parfois violemment réprimées, dénonçaient sa présence dans la ville, exclusivement sur la base de critères ethniques. Transféré d’abord à Bujumbura, puis à Kinshasa, le général Gasita est depuis hors de danger.

Son départ n’a cependant pas calmé les esprits. Dans l’ultimatum lancé cette semaine, les wazalendo affirment que « le départ du général Gasita n’est pas la solution » et appellent à un départ massif des Tutsi d’Uvira. Le message, relayé sur les réseaux sociaux et en langues locales, fait référence à une campagne baptisée « Retour au Rwanda », reprenant la rhétorique officielle qui nie l’existence de Tutsi congolais.

Selon des estimations locales, 128 foyers banyamulenge vivraient encore à Uvira. Beaucoup d’autres ont déjà fui vers des camps de réfugiés au Burundi voisin.

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