Une délégation de la République démocratique du Congo séjourne à Brazzaville pour suivre les démarches liées au décès de Miguel Masaïsaï et préparer le rapatriement de sa dépouille à Kinshasa. Elle comprend notamment des représentants des ministères des Sports et de la Jeunesse, du Conseil national de la jeunesse (CNJ-RDC), de la Fédération de cyclisme, ainsi que des membres de sa famille et de la communauté Nande. Les démarches sont menées sous la supervision de l’ambassade de la RDC en République du Congo.
Par Charles Muhindo
Le cycliste congolais de 23 ans est décédé vendredi 18 septembre dans un accident de la circulation à Kabos, près de Ouesso, dans le nord du Congo-Brazzaville, alors qu’il poursuivait son périple vers le Cameroun.
Le 1er mai, il avait lancé à Goma le projet « Pedals for Peace », avec l’ambition de parcourir près de 14 000 kilomètres jusqu’à Rabat, au Maroc, pour porter un message de paix, d’unité et de cohésion. Après avoir traversé la RDC d’est en ouest et parcouru plus de 6 500 kilomètres en 67 jours, il avait repris la route depuis Kinshasa le 6 septembre.
Depuis sa disparition, les hommages se multiplient à Kinshasa, à Goma et au-delà des frontières nationales. Des cyclistes kinois ont notamment organisé une course en sa mémoire le 20 septembre. À Goma, sa ville d’origine, ses collègues ont plaidé pour que son initiative soit poursuivie et que son engagement en faveur de la paix soit immortalisé.
Le Conseil national de la jeunesse a, de son côté, plaidé pour l’attribution d’une décoration à titre posthume, l’organisation d’obsèques officielles et la conservation de son vélo, de son casque et de sa vareuse au Musée national.
Miguel Masaïsaï n’aura finalement pas atteint Rabat. Son parcours, commencé à Goma et poursuivi à travers plusieurs provinces de la RDC avant de franchir les frontières nationales, avait déjà porté son message au-delà du pays. À Brazzaville, son arrivée avait notamment été saluée par des cyclistes qui avaient repris le slogan « Tunataka Amani » (« Nous voulons la paix » en swahili).
Alors que les autorités congolaises préparent désormais le rapatriement de sa dépouille, les hommages se poursuivent en mémoire de ce jeune sportif qui avait fait de son vélo un moyen de porter son message de paix.













