1er Mai – Fête du Travail : Enfants de la rue, ces entrepreneurs héroïques !

Par reporter.cd
En RDC, l’on assiste à un taux exponentiel des enfants de la rue communément appelés « Shegué ». On les trouve sur des grandes artères, dans des grands marchés, aux carrefours, y compris dans les zones périphériques de la capitale.

Si certains surnommés « Kuluna » recourent à la criminalité par usage des machettes pour survivre socialement et financièrement, d’autres par contre, ont adopté « l’article 15 », un pseudonyme qui explique le courage kinois de chercher l’argent dans la débrouillardise. En lingala vernaculaire, Article 15 s’explique en quelques termes, à savoir : « kalayi ngangu, kalayi technique », « na motoki nde oko lia », ce qui se traduit littéralement « c’est de la sueur de ton front que tu gagneras le pain ».

Oui, quelques shegués ont choisir l’article 15 à la place de la machette. Et pour honorer leur travail, le célèbre artiste congolais Jules Shungu Wembadio alias Papa Wemba a, durant toute sa vie, promu le vocal « Shegué, chance éloko pamba », un cri légendaire qui veut dire « Enfant de la rue est un chanceux ! ».

Ce n’est pas tout ! Le même artiste a, dans une scène de film purement congolais intitulé « la vie est belle », chanté avec ces mots, nous citons : « Travaillez, prenez de la peine. C’est le fond qui manque le moins. Nabeta Libanga po nazwa mosolo. Na motoki na yo nde ozui lifuta. ». La dernière phrase du morceau exécutée en lingala se traduit par « Je casse la pierre pour gagner de l’argent. C’est par la sueur que tu auras un salaire ».

Tous ces mots passionnants ont donné de la force aux Shegués en vue d’exercer un travail informel ambulant qui leur permettent de vivre au quotidien. Ils ont choisi le métier de pédicure, manucure, vente des cigarettes, œufs, croquettes… Sans oublier le travail d’entretien des véhicules et des chaussures.
Commerce ambulant : les shegués mineurs font le grand le job

Dans plusieurs grandes villes du pays telles que Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu ou Matadi, on trouve un nombre considérable des vendeurs ambulants, principalement des enfants de la rue de moins de 16 ans, majoritairement non admis à l’école, qui exercent l’activité de cirage de chaussures, de vente des œufs, des cigarettes et des stimulants.

Commerce ambulant par les mineurs : l’exploitation est réelle !

Des mineurs sont envoyés dans les rues des grandes villes du pays, particulièrement à Kinshasa, pour faire le travail que leurs tuteurs ont du mal à exercer.

La vente ambulante est un exercice difficile pour enfant qui apprend à affermir son organisme.

Fermer les yeux face à cette réalité c’est conjurer l’effort de la naïveté et de la méchanceté ; c’est jouer à l’aveugle social.

Il s’agit de non-assistance à personne en danger. A l’Etat de faire son rôle de protecteur de l’enfant pour que cette activité informelle qui expose les mineurs à tout danger social, ne se répète plus.

Il n’y a pas que l’Etat, les familles aussi ont la lourde responsabilité d’épargner les enfants du commerce ambulant qui les expose à des maladies intempestives et à la dépravation des mœurs.

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