Par Patient MBY
Le président angolais, également président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço, a reçu ce mercredi 14 janvier 2026 à Luanda une délégation des responsables des confessions religieuses congolaises de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’initiative diplomatique du chef de l’État angolais visant à trouver une solution pacifique à la crise qui frappe la partie Est de la République démocratique du Congo. La délégation de l’ECC-CENCO a été conduite par Mgr Fulgence Muteba, Donatien N’shole et l’évêque Eric Senga, initiateurs du Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble.
La visite de l’ECC-CENCO à Luanda intervient après une double rencontre alternative entre João Lourenço et Félix Tshisekedi les 04 et 08 janvier, sur la situation sécuritaire et humanitaire dans la partie orientale du pays. Le chef de l’État congolais avait déclaré souscrire à une proposition de son homologue en faveur de la paix, mais qui exigeait au préalable un cessez-le-feu immédiat.
Depuis quelques jours, le président angolais est devenu le centre de gravité d’une sortie de crise en RDC à travers un dialogue national inclusif potentiel. Selon RFI, il aurait reçu discrètement l’ancien président Joseph Kabila à la fin du mois de décembre 2025, puis une autre délégation proche de celui-ci pour des consultations sur la crise. Selon la même source, Kabila aurait présenté sa condamnation à mort par la justice militaire congolaise pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » comme un frein à tout dialogue inclusif.
De son côté, le coordonnateur de la rébellion de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, aurait contacté, à en croire ce média français, le président Lourenço pour demander des éclaircissements sur la nature et la portée de son initiative par rapport au processus de paix de Doha, où le gouvernement et la rébellion discutent depuis plusieurs mois.













