Doté d’un financement global de 1,2 milliard de dollars américains sur cinq ans, dont 900 millions apportés par Washington et 300 millions mobilisés par Kinshasa, le mémorandum signé le 26 février 2026 marque un tournant dans la coopération sanitaire entre la RDC et les États-Unis. Objectif affiché : renforcer durablement le système de santé congolais et accélérer l’accès universel aux soins.
Par Pierre Kabakila
Signé à la Primature à Kinshasa sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, l’accord scellant ce nouveau partenariat entre la République démocratique du Congo et les États-Unis consacre une enveloppe totale de 1,2 milliard USD pour la période 2026–2031. Côté congolais, les ministres des Finances et de la Santé publique ont apposé leurs signatures, tandis que la partie américaine était représentée par le chargé d’affaires a.i. à Kinshasa. Au-delà de l’acte protocolaire, les deux parties entendent poser les bases d’un système sanitaire plus résilient et mieux financé.
Dans son intervention, la cheffe du gouvernement a inscrit cet engagement dans la vision du Président Félix Tshisekedi, axée sur la souveraineté sanitaire et la montée en puissance des institutions nationales. Elle a souligné que la santé des Congolais doit être « portée, financée et pilotée de manière responsable » par l’État, avec l’appui de partenaires engagés.
L’ambition est claire : garantir à chaque citoyen un accès effectif à des soins de qualité, dans des conditions dignes et sécurisées, sur l’ensemble du territoire.
Sur le plan technique, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a détaillé les priorités retenues : renforcement des capacités du personnel médical, amélioration des infrastructures, meilleure préparation et riposte face aux urgences sanitaires. Il a insisté sur le fait qu’un système de santé congolais plus solide contribue également à la sécurité sanitaire régionale et mondiale, les crises sanitaires ne connaissant pas de frontières.
De son côté, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accroître progressivement la part des ressources nationales allouées à la santé afin de combler le besoin global estimé à 1,2 milliard USD. Le chargé d’affaires américain, Ian McCary, a présenté l’accord comme le passage d’une assistance classique à un partenariat fondé sur la responsabilité partagée et la durabilité.
À travers cette initiative, Kinshasa et Washington affichent leur volonté de transformer en profondeur le paysage sanitaire congolais, tout en consolidant leurs relations bilatérales autour d’un enjeu stratégique : la santé publique.













