24h après sa sortie médiatique, le sénateur Bahati Lukwebo, deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement, est visé par une motion de défiance initiée par le sénateur Danny Kabongo Bondaya, reprochant au président du parti AFDC-A un « manque de respect » à l’endroit du président de la République.
Par Patient MBY
Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo est désormais victime de sa position sur le débat sempiternel du changement ou non de la Constitution. Après ses déclarations allant à l’encontre de ce projet porté par l’Union sacrée de la nation, plateforme politique de Félix Tshisekedi, Bahati est dans le viseur du sénateur Danny Kabongo, cadre de l’UDPS élu de Lubumbashi.
Selon des informations concordantes, le sénateur frondeur accuse Modeste Bahati de « propos irrespectueux » à l’endroit du président de la République et haute autorité de l’Union sacrée, arguant qu’il lui aurait dit en privé ce qu’il a dit sur la place publique. Cette motion intervient à neuf jours de la rentrée parlementaire pour la session de mars.
Dans une conférence de presse mercredi, le sénateur Bahati Lukwebo a balayé d’un revers de la main les accusations faisant état de ses accointances avec les rebelles de l’AFC-M23, avant de se plonger dans le débat tonitruant sur le changement de la Constitution, adoptant une posture ferme et constante : « la RDC n’a pas de problème de textes mais d’hommes », une déclaration qui risquerait de lui coûter son poste à la tête du Sénat.













