Débat sur la Constitution : La réponse de grande classe de Peter Kazadi à Modeste Bahati

Le député national Peter Kazadi a livré son analyse sur le changement ou la révision de la Constitution, un sujet qui alimente les débats en République démocratique du Congo. C’est la posture d’homme d’État qu’il réagit, sans passion ni animosité. Par son intervention, l’ancien ministre de l’Intérieur semble vouloir montrer la voie et apaiser les ardeurs en attendant un éventuel arbitrage.

Par Gédéon ATIBU

Le débat sur la révision constitutionnelle est loin de toucher à son épilogue. Entre joutes verbales et impératifs politiques, le sujet se heurte à des visions antagonistes. En réaction à cette question d’actualité, le député national Peter Kazadi estime que ce débat vaut son pesant d’or au sein d’une démocratie

« Je considère que le débat constitutionnel ne doit jamais être redouté dans une démocratie. Il doit au contraire être encouragé, à condition qu’il soit mené avec sérénité, responsabilité et respect mutuel », a-t-il affirmé pour en fixer les principes.

Répondant à la récente sortie médiatique de Modeste Bahati, M. Kazadi considère que la lecture du 2e Vice-président du Sénat n’est que l’« expression d’un point de vue personnel qui ne saurait être assimilé à l’analyse des constitutionnalistes. »

Pour Peter Kazadi, la doctrine et les expériences comparées des systèmes constitutionnels ne s’opposent en rien à une révision ou à un changement de la Loi fondamentale. Ainsi, l’ancien ministre de l’Intérieur juge légitime que ce débat soit initié et porté par les acteurs politiques avant de s’étendre à un échange sociétal large et inclusif.

« Comme l’ont souligné de nombreux auteurs, la Constitution est souvent l’expression juridique d’un compromis politique fondamental, issu d’un rapport de forces à un moment donné de l’histoire nationale », a-t-il rappelé.

Dans sa démarche visant à ouvrir une réflexion approfondie pour un large consensus, Peter Kazadi exhorte les pro et anti-révisionnistes à se soumettre aux « mécanismes démocratiques » en associant directement le peuple à la décision finale, conformément à l’article de la Constitution du 18 février 2006.

Dès lors, la balle revient au souverain primaire : appartiendra-t-il au peuple d’approuver ou de rejeter ce projet ? Reste à savoir comment ce dernier accueillira une telle consultation, alors que les préoccupations liées à la situation socio-économique et sécuritaire demeurent, pour beaucoup, la priorité absolue.

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