Limete : entre la 1ère et la 4ème Rue, un ancien espace de loisirs devenu foyer d’insécurité et menace sanitaire

À Limete, sur le boulevard Lumumba, un site autrefois dédié à la détente s’est transformé en un véritable point noir. Abandonné après une démolition inachevée, il constitue aujourd’hui un danger à la fois sanitaire et sécuritaire pour les habitants du quartier, qui tirent la sonnette d’alarme.

Par Médina

Ce qui devait être une opération d’assainissement s’est mué en cauchemar pour les riverains de Limete. Situé entre la 1ère et la 4ème Rue, un ancien complexe de loisirs, démoli il y a plusieurs mois, a été laissé à l’abandon, devenant un foyer d’insécurité et un risque majeur pour la santé publique.
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Le constat sur place est alarmant. Là où se trouvaient jadis terrasses et espaces de convivialité, ne subsistent aujourd’hui que des ruines. Au centre du site, une piscine à ciel ouvert, remplie d’eaux stagnantes et de déchets ménagers, s’est transformée en décharge sauvage. Cet espace insalubre est désormais fréquenté par des enfants en situation de rue, communément appelés « Shegués ».

Pour les habitants, la situation est devenue intenable. L’eau croupie constitue un environnement propice à la prolifération des moustiques, faisant craindre une recrudescence des cas de paludisme ainsi que d’autres maladies hydriques dans les habitations environnantes.

À cette menace sanitaire s’ajoute une insécurité grandissante. Le site est aujourd’hui occupé par des groupes de jeunes désœuvrés qui, selon plusieurs témoignages, en ont fait leur base arrière. À la tombée de la nuit, des actes de vandalisme et des agressions sont régulièrement signalés sur le boulevard Lumumba.

« Nous ne pouvons plus circuler paisiblement. Cet endroit est devenu leur quartier général, sous les yeux de tous », déplore un riverain rencontré sur place.

Face à cette dégradation rapide, les habitants dénoncent une opération de démolition inachevée.

Ils reprochent aux autorités d’avoir laissé les lieux sans évacuation des gravats ni sécurisation des infrastructures restantes, notamment la piscine.

Le message adressé au Gouvernorat de Kinshasa est sans équivoque : il y a urgence d’agir. Les riverains exigent l’assainissement immédiat du site, notamment par le drainage des eaux stagnantes et l’évacuation des déchets. Ils plaident également pour la sécurisation de l’espace, à travers l’installation d’une clôture ou un aménagement durable, afin d’empêcher l’installation définitive de réseaux de délinquance.
En attendant une intervention des autorités urbaines, ce site abandonné demeure une véritable bombe à retardement, tant sur le plan sanitaire que sécuritaire, au cœur de la commune de Limete.

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