Par Pierre Kabakila
Lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité pour la République démocratique du Congo de s’approprier l’Accord de Facilitation des Investissements pour le développement (AFID), présenté comme un levier stratégique pour attirer davantage d’investissements et soutenir la croissance économique.
Intervenant au Conseil des ministres, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a mis en avant l’importance pour le Gouvernement congolais d’intégrer pleinement l’Accord de Facilitation des Investissements pour le développement (AFID) dans ses politiques publiques.
Cet accord vise notamment à renforcer la transparence des règles entre les États et les opérateurs économiques, tout en instaurant des normes claires et harmonisées à l’échelle internationale. Il ambitionne également de simplifier et d’accélérer les procédures administratives liées aux investissements, souvent considérées comme un frein à l’attractivité des économies en développement.
Selon le ministre, l’AFID constitue aussi un cadre global favorisant la diffusion des meilleures pratiques en matière d’investissement, tout en prévoyant une assistance technique adaptée aux pays les moins avancés, dont la République démocratique du Congo.
Par ailleurs, Julien Paluku Kahongya a replacé cet accord dans la dynamique du Programme pays en cours d’élaboration. Ce programme prévoit la mise en œuvre d’un plan multisectoriel inclusif, axé sur une production abondante, spécialisée et à forte valeur ajoutée, afin de répondre à la demande intérieure et de renforcer la présence congolaise sur les marchés régionaux et internationaux.
Dans cette perspective, les investissements directs étrangers (IDE) apparaissent comme un levier essentiel pour le développement des secteurs clés, notamment l’agriculture, l’industrie, les mines et les services.
Le ministre a ainsi souligné que l’appropriation effective de l’AFID permettrait à la RDC de maximiser les retombées économiques liées à son application. Il a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles, notamment en matière de transparence, de lutte contre la corruption et de modernisation de l’administration publique.
Une démarche jugée indispensable pour améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.













