Par MEDINA
Face à la presse ce lundi à Kinshasa, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, est revenu sur l’entrée historique de la République Démocratique du Congo sur les marchés financiers internationaux. Plus qu’une simple levée de fonds, l’argentier national y voit le signe d’un retour en force de la signature congolaise à l’échelle mondiale.
L’heure n’est pas au triomphalisme financier, mais à la reconnaissance d’un cap franchi. Devant un parterre de journalistes, Doudou Fwamba a tenu à préciser le sens profond de l’opération qui a permis à la RDC de lever 1,25 milliard de dollars via son tout premier Eurobond.
« Nous ne célébrons pas les 1,25 milliard USD levés… mais la crédibilité retrouvée de la RDC sur les marchés financiers internationaux », a martelé le ministre. Pour le gouvernement, ce succès témoigne d’un changement de paradigme après des décennies de méfiance, les investisseurs internationaux valident désormais les réformes structurelles et la stabilité macroéconomique du pays.
Conscient des attentes sociales, l’argentier national a insisté sur les retombées concrètes de cette mobilisation de capitaux. Loin d’être un simple chiffre comptable, cet Eurobond est présenté comme un levier pour financer des infrastructures de base et soutenir la croissance. Doudou Fwamba a d’ailleurs promis que le peuple congolais en ressentirait bientôt les effets.
Pour garantir que ces fonds servent réellement l’intérêt général, le ministre a annoncé la mise en place de mécanismes de gouvernance rigoureux. « La transparence et la redevabilité sont au cœur de notre action », a-t-il rappelé, s’inscrivant ainsi dans la ligne de conduite tracée par le gouvernement Suminwa.
En réussissant cette sortie fracassante sur le marché international, la RDC s’ouvre de nouvelles perspectives. Cette levée de fonds devrait non seulement alléger la pression sur les ressources internes, mais aussi attirer d’autres investissements directs étrangers, rassurés par ce nouveau gage de confiance.
Cette sortie médiatique, marquée par une volonté pédagogique, marque une étape clé dans la communication financière du pays. Reste désormais le plus grand défi celui de transformer cet essai financier en amélioration durable du vécu quotidien de la population.













