Par MEDINA
La plénière de ce lundi 20 avril 2026 marquera un tournant décisif pour le secteur de l’éducation en République Démocratique du Congo. À l’ordre du jour, les députés nationaux s’attelleront à l’examen et à l’adoption du projet de modification de la loi-cadre de l’enseignement national.
Selon le communiqué officiel signé par le Rapporteur de l’Assemblée Nationale, Jacques Djoli Eseng’ekeli, le point 4 de l’ordre du jour a été expressément consacré à l’examen et à l’adoption de la proposition de loi modifiant et complétant la loi-cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national.
Douze ans après sa promulgation, la loi-cadre de 2014 fait face aux réalités mouvantes du terrain. Entre les impératifs de la gratuité de l’enseignement primaire, la nécessité d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des enseignants et l’harmonisation des programmes avec les standards internationaux, les défis sont nombreux.
Cette proposition de loi vise à combler les lacunes observées dans l’application du texte initial. Elle devrait apporter des précisions cruciales sur le financement de l’éducation, la gestion des infrastructures scolaires et l’intégration renforcée du numérique dans le parcours scolaire congolais.
Pour les acteurs de la société civile et les syndicats d’enseignants, cette séance plénière est suivie de près. « Le texte de 2014 avait posé les bases, mais il manquait d’outils contraignants pour garantir une éducation de qualité pour tous », confie un expert du secteur.
Le débat de ce lundi permettra d’évaluer la volonté politique d’aligner le système éducatif sur les ambitions de développement du pays. Sous la direction du bureau de l’Assemblée, les élus du peuple devront trancher sur les amendements proposés pour offrir à la jeunesse congolaise un cadre d’apprentissage moderne et sécurisé.













