Par MEDINA
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, a donné ce mercredi 22 avril le coup d’envoi de la 9e édition de la Semaine française à l’hôtel Pullman de Kinshasa. Placé sous le signe de l’action, l’événement ambitionne de dépasser les simples échanges diplomatiques pour sceller des partenariats durables entre PME congolaises et groupes français.
Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (CCIFC), la 9e édition de la Semaine française a officiellement ouvert ses portes, réunissant le fleuron de l’entrepreneuriat des deux pays dans les secteurs de l’agro-industrie, du numérique, de l’énergie et de l’habitat.
C’est le Vice-Premier Ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, représentant la Première Ministre Judith Suminwa, qui a coupé le ruban inaugural. Dans un discours offensif, le VPM a invité les investisseurs français à changer de paradigme vis-à-vis du marché congolais.
« La RDC n’est pas un marché à observer, mais à investir », a martelé Daniel Mukoko Samba devant un parterre de chefs d’entreprises et de diplomates. Pour le patron de l’Économie, cette édition doit marquer un tournant celui d’une RDC prête pour des collaborations stratégiques à long terme, loin de l’opportunisme éphémère.
Pour Bertrand Bisengimana, président de la CCIFC, l’objectif est de créer des ponts opérationnels. Une vision partagée par les entrepreneurs locaux qui voient en cet événement une opportunité rare d’accéder à des partenaires techniques et à des co-financements.
« On ne vient pas pour une simple poignée de main », confie un exposant du secteur de la transformation agricole. « Nous cherchons des débouchés concrets et des transferts de savoir-faire pour monter en gamme. »
Soutenue par la FEC, le MEDEF International et l’Ambassade de France, cette 9e édition se veut être un incubateur de projets pilotes et de contrats de sous-traitance. Le programme, qui s’étend jusqu’au jeudi 24 avril, prévoit une série de conférences sectorielles et de sessions de « pitchs » où les PME devront convaincre.
À l’heure où la RDC cherche à diversifier son économie, le succès de cette Semaine française ne se mesurera pas à la qualité de son organisation, mais bien au volume des bons de commande signés d’ici la clôture des travaux.













