Face à la montée de contenus jugés diffamatoires visant la Première ministre Judith Suminwa et d’autres responsables publics, le gouvernement congolais annonce avoir saisi la justice. Il évoque des campagnes coordonnées de dénigrement et met en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux.
Par Pierre Kabakila
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé, samedi 25 avril, sa ferme condamnation des attaques qu’il qualifie de diffamatoires à l’encontre de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que d’autres responsables publics.
Dans un communiqué officiel publié à Kinshasa, les autorités dénoncent une recrudescence de publications sur les réseaux sociaux et autres espaces numériques comportant des injures, des menaces et des propos jugés attentatoires à l’honneur des personnalités visées.
Selon le gouvernement, certains de ces agissements s’inscriraient dans des campagnes coordonnées de manipulation de l’opinion, avec pour objectif de porter atteinte à la crédibilité des institutions, à la cohésion nationale et à l’autorité de l’État.
Tout en rappelant que la Constitution garantit les libertés d’expression et d’opinion, l’exécutif souligne que leur exercice doit se faire dans le strict respect des lois en vigueur, de l’ordre public et des droits d’autrui. Les actes tels que la diffamation, le harcèlement numérique ou l’incitation à la haine, précise-t-il, ne relèvent pas de ces libertés lorsqu’ils constituent des infractions.
Dans ce contexte, le gouvernement annonce avoir saisi les autorités judiciaires compétentes afin d’identifier les auteurs, y compris ceux opérant sous anonymat ou depuis l’étranger, et d’engager, le cas échéant, des poursuites conformément à la loi.
Enfin, l’exécutif appelle les citoyens à préserver un débat public respectueux et à faire preuve de responsabilité dans l’usage des plateformes numériques, au nom de l’intérêt supérieur de la nation.













