Les tensions au sein du parti AFDC prennent une tournure importante. Le président contesté de cette formation politique, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, a saisi les instances judiciaires contre un groupe d’individus qu’il accuse de plusieurs griefs, notamment de faux et usage de faux et de rébellion.
Par Patient MBY
La plainte a été déposée ce samedi 25 avril 2026 à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe contre un groupe composé d’Otto Bahizi Clovis, Maurice Kambale Lumbulumbu, Paulin Kavulira Shetebo Mustapha, Madame Kitumaini Balume Espérance et consorts, à la base de la fronde contre Bahati Lukwebo, alors président national statutaire de l’AFDC-A.
L’ancien deuxième vice-président du Sénat les accuse de faux, d’usage de faux, d’escroquerie, d’usurpation de pouvoir, de rébellion, d’imputations dommageables et de dénonciation calomnieuse, des infractions réprimées et punies par le Code pénal.
Face à ces griefs, Bahati appelle le procureur général près la cour d’appel à engager des poursuites judiciaires « sévères » contre les incriminés afin que « la force reste du côté de la loi ». Pour lui, la justice reste « le dernier rempart sur lequel il peut compter pour rentrer dans tous ses droits et pour retrouver sa quiétude, perturbée par la seule volonté de ces personnes incriminées ».
Ces événements rappellent l’épisode sombre de 2018, année au cours de laquelle un conflit de leadership avait éclaté entre Modeste Bahati et Néné Nkulu, provoquant un dédoublement temporaire du regroupement politique AFDC-Alliés. Bahati, autorité morale du parti, avait déposé une plainte contre l’ancienne ministre du Travail pour « usurpation de pouvoir, abus, débauchage, faux en écriture et imputation dommageable ». Près de 8 ans après cette période de tribulations, l’histoire semble se répéter en défaveur de l’homme du Kivu.













