Les fronts contre le projet de changement de la Constitution se multiplient dans l’opposition et au sein de la société civile. Le Conseil pour la défense de la Constitution (CDC), une organisation non gouvernementale réunissant des membres de la société civile, des confessions religieuses, des mouvements citoyens et des associations de la diaspora congolaise, a fustigé l’adoption de la loi sur le référendum par l’Assemblée nationale.
Par Patient MBY
Dans un communiqué publié ce 29 mai, le CDC, dirigé par Jean-Claude Katende, président de l’Asadho et activiste des droits humains, dénonce le vote des députés nationaux en faveur de cette loi qui, selon lui, ouvre officiellement la voie à un coup d’État constitutionnel en RDC. Cette association s’insurge contre la réforme de la Constitution visant à accorder un troisième mandat à Félix Tshisekedi, déplorant « la fin programmée des institutions tirant pourtant leur légitimité de cette même Constitution ».
Pour le CDC, la modification de la Constitution constitue « un coup d’État qui n’est pas différent d’une prise de pouvoir par les armes ». L’ONG rappelle l’intangibilité de l’article 220 de la loi fondamentale, consacrant les matières exclues de toute révision, notamment la forme républicaine de l’État, l’indépendance du pouvoir judiciaire et la durée des mandats du président de la République.
Le CDC sollicite le soutien des organisations internationales et régionales, notamment l’Union européenne, l’Union africaine, les États-Unis, l’Angleterre et le Canada, dans sa démarche visant à faire échec à ce projet « aux conséquences fâcheuses et imprévisibles » dans plusieurs secteurs, rappelant leur rôle dans l’alternance politique de 2019, considérée comme un « acquis démocratique indispensable pour la paix et la cohésion sociale ».
L’ONG exhorte la population congolaise à un sursaut contre la peur et la terreur imposées, selon elle, par le régime actuel afin d’imposer ce projet. Elle projette des actions pacifiques contre le changement constitutionnel et les manœuvres en faveur d’un éventuel troisième mandat pour Félix Tshisekedi.












