Par MEDINA
Le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des FARDC, a comparu devant la Haute cour militaire à Kinshasa. Il est officiellement accusé de tentative de renversement du régime constitutionnel et de détention illégale d’un impressionnant arsenal militaire.
Le Palais de Justice de Kinshasa a servi de cadre d’une audience historique. L’ancien patron des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général d’armée Christian Tshiwewe, fait face à la justice militaire pour des faits d’une extrême gravité.
À travers la lecture de l’extrait de rôle par le greffe de la Haute cour, l’accusation a formellement posé les bases d’un procès qui ébranle l’appareil sécuritaire congolais.
La démarcation des faits : L’accusation de complot contre l’État
Le premier volet des poursuites contre le général Christian Tshiwewe et ses co-accusés touche directement à la sûreté de l’État : l’ancien chef d’état-major est accusé de former un complot dans le but de changer par les armes le régime constitutionnel en RDC.
La nature de l’infraction : Cette formulation juridique désigne explicitement une tentative de coup d’État ou de déstabilisation des institutions légitimes par la force, le prévenu ne comparaît pas seul ; l’accusation évoque un réseau de complicités au sein ou en dehors de l’armée pour mener à bien ce projet de renversement.
La démarcation matérielle : La saisie d’un « arsenal de guerre » à la Gombe
Au-delà des intentions de déstabilisation politique, le dossier d’accusation repose sur des éléments matériels saisis au cœur de la capitale :
La perquisition; les faits matériels découlent d’une opération menée dans sa résidence officielle située dans la commune huppée et stratégique de la Gombe, à Kinshasa, les armes et munitions incriminées ont été officiellement saisies par les services de sécurité le 9 juillet 2025.
L’accusation reproche au général la détention illégale d’un arsenal d’une ampleur inédite pour un domicile privé, comprenant notamment 92 fusils de type Kalachnikov, 12 lance-roquettes RPG-7 ainsi que plusieurs milliers de munitions de guerre.
Le respect de la présomption d’innocence
À ce stade de l’ouverture du procès devant la plus haute juridiction militaire du pays, plusieurs principes juridiques fondamentaux doivent être observés : L’audience de ce jeudi marque le début de l’instruction publique où les preuves matérielles et les témoignages devront être débattus contradictoirement, la présomption d’innocence; malgré la lourdeur des charges lues par la greffière, le général Christian Tshiwewe et ses complices présumés demeurent innocents jusqu’à ce qu’un verdict définitif établisse leur culpabilité.
Par ailleurs, les audiences à venir devront déterminer la ligne de défense de l’ancien chef d’état-major, notamment sur la justification de la présence de cet arsenal militaire à son domicile.












