Par Emmanuel Medina
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement donné ce mardi le coup d’envoi des travaux de construction du boulevard « Étienne Tshisekedi ». Cette nouvelle artère majeure est conçue pour relier directement les communes de Lingwala et de Bandalungwa en traversant le camp militaire Lieutenant-colonel Kokolo, marquant une étape clé dans la modernisation du réseau routier kinois.
Ce projet routier d’envergure s’étend sur une longueur totale de 2 020 mètres. Sur le plan technique, la nouvelle infrastructure servira de prolongement au boulevard Triomphal. Le tracé débutera précisément au croisement avec l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) dans la commune de Lingwala, traversera les installations du camp Kokolo, pour déboucher à la place Bakayau dans la commune de Bandalungwa. Cette trajectoire permettra d’opérer une jonction directe avec l’avenue Kasa-Vubu. L’objectif principal de cet aménagement est de fluidifier de manière durable le trafic automobile dans le district de la Funa, un secteur de la capitale régulièrement asphyxié par d’intenses embouteillages aux heures de pointe.
En baptisant cette infrastructure du nom d’« Étienne Tshisekedi », le chef de l’État honore la mémoire de l’ancien Premier ministre de la RDC et figure historique de l’opposition congolaise. Étienne Tshisekedi Wa Mulumba fut également le président-fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti actuellement au pouvoir.
Cette dénomination s’inscrit dans la volonté politique d’associer les grandes réalisations infrastructurelles du pays aux figures marquantes de son histoire contemporaine.
Selon les services de la présidence, la construction de ce boulevard s’aligne directement avec la vision globale du Président Félix Tshisekedi pour la transformation de la capitale. Face à la croissance démographique exponentielle de Kinshasa, le pouvoir public mise sur l’ouverture de nouvelles voies transversales pour désengorger les artères historiques de la ville.
La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des autorités provinciales de la ville-province de Kinshasa ainsi que des hauts cadres du commandement militaire, le projet impactant directement une concession des Forces armées de la RDC (FARDC). Le coût global et la durée exacte du chantier de ce tronçon de deux kilomètres feront l’objet d’un suivi rigoureux par les services techniques de l’État.













