RDC-Angola : Kinshasa cède la concession de 1 004,5 km de voie ferrée au corridor de Lobito

RDC-Angola : Kinshasa cède la concession de 1 004,5 km de voie ferrée au corridor de Lobito

Le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Angola ont signé, ce mercredi 26 août à Kinshasa, un contrat de concession portant sur la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, longue de 1 004,5 kilomètres. Cette infrastructure sera exploitée pendant 30 ans dans le cadre du projet du corridor de Lobito.

Par Patient MBY

L’accord a été signé à l’occasion de la visite de travail du président angolais João Lourenço à Kinshasa, où il a rencontré son homologue congolais Félix Tshisekedi.

Pour concrétiser ce projet sur le tronçon congolais, un investissement indicatif de 1,258 milliard de dollars américains est prévu. Ces fonds serviront notamment aux études, à la réhabilitation, à la modernisation, à l’extension, à l’exploitation et à la maintenance de la ligne.

Le chemin de fer Dilolo-Sakania desservira notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi, trois zones importantes de l’activité minière, industrielle et agricole en RDC.

Dans son allocution, Félix Tshisekedi a présenté la signature de cet accord comme une étape importante dans la concrétisation du corridor de Lobito.

«« C’est dans cet esprit que s’inscrit notre ambition commune pour le corridor de Lobito. Aujourd’hui, nous avons franchi une étape majeure avec la signature du contrat de concession relatif à la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, composante essentielle du tronçon congolais de ce corridor stratégique. Longue d’environ 1 004,5 km, cette ligne reliera Dilolo à Sakania en desservant notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi, au cœur de l’espace minier, industriel et agricole de notre pays. »»

Le président congolais a précisé que la concession prévoit la mobilisation d’un investissement indicatif de près de 1,258 milliard de dollars américains.

«« Ces ressources seront consacrées aux études, à la réhabilitation, à la modernisation, à l’extension, à l’exploitation et à la maintenance de la ligne. La période d’exploitation est fixée à 30 ans. Au terme de celle-ci, les infrastructures seront transférées à l’État congolais dans les conditions prévues par le contrat », a-t-il déclaré.»

Félix Tshisekedi a également assuré que cet accord ne constitue pas une privatisation de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

Selon lui, la SNCC conservera son monopole ferroviaire et l’exclusivité du transport des voyageurs et des marchandises. Le réseau pourra toutefois être exploité par des opérateurs qualifiés, dans des conditions transparentes, équitables et non discriminatoires.

Le financement du projet ainsi que les risques liés au trafic seront assumés par le concessionnaire. Celui-ci ne bénéficiera ni d’une garantie souveraine, ni d’une subvention d’exploitation, ni d’une garantie de revenu minimum à la charge de l’État congolais.

En contrepartie, la RDC détiendra une participation de 10 % dans la société chargée de gérer le projet. Elle bénéficiera également d’une représentation dans les organes de gouvernance ainsi que d’une redevance de concession équivalant à 7,5 % du chiffre d’affaires annuel brut.

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