Lors de son adresse à la nation ce jeudi 27 août 2026, autour du dialogue national inclusif, le président de la République, Félix Tshisekedi, a fixé la durée de ce processus, en émettant le vœu que ces discussions aboutissent à la refondation de l’État et à un pacte social pour le vivre ensemble.
Par Patient MBY
Au-delà de fixer le délai à trois mois maximum pour ce processus, Félix Tshisekedi a rappelé l’aspect inclusif de dialogue en vue de permettre une expression libre, pluraliste et représentative, tout en étant encadré afin d’éviter « l’enlisement, les manœuvres dilatoires et la dilution des responsabilités ».
« L’ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois. Il devra être suffisamment inclusif pour garantir une expression libre, pluraliste et représentative, tout en demeurant rigoureusement encadré afin de préserver l’enlisement, les manœuvres dilatoires et la dilution des responsabilités », a déclaré Félix Tshisekedi.
Les attentes du chef restent orientées vers la paix, la sécurité et la cohésion nationale. Pour lui, le dialogue devra aboutir à l’adoption d’un « pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Les conclusions de ce pacte seront être réparties entre les différentes institutions de l’État et mises en œuvre conformément à leurs compétences constitutionnelles.
« Ce pacte ne sera pas une déclaration de principes sans lendemain. Ses conclusions seront réparties et mises en œuvre conformément aux compétences constitutionnelles de chaque institution », a-t-il précisé.
Félix Tshisekedi a également indiqué que ses engagements feront l’objet de décisions précises. Alors que ceux pris par le gouvernement nécessitent d’être suivies des actions concrètes avec des échéances, des moyens et des objectifs mesurables. Les réformes du parlement par contre, lui seront transmises conformément aux procédures prévues par la Constitution.
Une matrice politique de mise en œuvre devra également être mise en place afin de déterminer, pour chaque engagement, l’institution responsable, le calendrier d’exécution ainsi que les résultats attendus.
Félix Tshisekedi veut par ailleurs que le suivi des engagements pris lors de ces assises soit transparent. Un mécanisme national de suivi sera institué et des rapports périodiques devront être rendus publics.
Ces engagements, soutient-il, seront vulgarisés pour permettre au peuple congolais d’en prendre connaissance et de connaître les difficultés qui entraveraient leur mise en œuvre. Cette approche constitue une attitude de recevabilité pour renforcer la transparence et la confiance entre l’État et ses dirigés.













