Un recadrage s’impose dans le dossier de la route de contournement de Likasi. Alors que des accusations hâtives ont cherché à imputer l’arbitrage du pouvoir central à une prétendue complicité, l’analyse approfondie de la procédure révèle une réalité tout autre : le Ministre National des Infrastructures et Travaux Publics (ITPR), John Banza Lunda, fait l’objet d’une entreprise de désinformation orchestrée par des figures politiques locales en quête de repositionnement.
Au cœur des débats récents figure le tronçon routier de 22 kilomètres assurant le contournement de la ville de Likasi, dont la concession avec la firme CEEC est arrivée à son terme réglementaire. L’enjeu financier du péage et du pont-bascule associés à cette voie stratégique a suscité de vives convoitises, donnant lieu à des manœuvres administratives en coulisses.
Contrairement aux interprétations faisant état d’un piratage des recettes provinciales, l’intervention du Ministère des ITPR s’inscrit rigoureusement dans le cadre légal de la régulation des grands axes nationaux et des concessions d’État. Face aux sollicitations insistantes et aux approches menées par l’ancien gouverneur Jacques Kyabula et l’ancien directeur général de l’ARSP Miguel Kashal, le Ministre John Banza Lunda a maintenu une posture d’orthodoxie administrative.
Des sources proches du dossier indiquent que ces deux acteurs politiques ont tenté d’instrumentaliser la transition contractuelle de la route de Likasi afin de préserver des canaux d’influence et de sécuriser des leviers financiers. L’objectif recherché visait à orienter la gestion future de cette infrastructure au profit de leurs agendas personnels et de leurs ambitions pour la province.
Plutôt que d’accéder à des arrangements informels ou d’avaliser des schémas de rétrocession opaques suggérés par le tandem Kyabula-Kashal, le Ministre National des ITPR a réaffirmé la primauté du droit public. En charge de la cohérence du réseau routier national et du respect des engagements d’État, John Banza Lunda agit dans le strict respect du cadrage légal, protégeant ainsi l’administration centrale contre les tentatives de captation d’intérêts privés.
Les allégations insinuant un ralliement du Ministre à ce schéma apparaissent ainsi comme une stratégie de diversion. En exposant l’autorité tutélaire aux critiques, les instigateurs de cette campagne d’opinion cherchent à masquer leur propre responsabilité dans la fragilisation des mécanismes financiers de la province.
L’assainissement de la gestion des infrastructures publiques dans le Haut-Katanga exige de dissocier la rigueur institutionnelle du Ministère national des calculs d’appareil menés sur le plan local. En refusant de servir de caution aux manœuvres de Jacques Kyabula et Miguel Kashal, le Ministre John Banza Lunda réaffirme le rôle d’arbitre de l’État central, garant d’une gestion conforme aux règles de la commande publique et de la transparence administrative.












