Par Emmanuel Medina
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a lancé, lundi 7 septembre 2026, les ateliers préparatoires en vue de la prochaine visite des experts du Groupe d’action financière (GAFI). Réunissant plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, ces travaux constituent une étape importante dans le renforcement du dispositif congolais de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
La République démocratique du Congo aborde cette évaluation avec un certain optimisme. Selon les autorités congolaises, le pays a réalisé de manière substantielle les 23 actions stratégiques qui lui avaient été assignées. Ces réformes visaient notamment à corriger les principales défaillances de son dispositif national et à renforcer les mécanismes destinés à prévenir le financement de la prolifération des armes de destruction massive.
Ces ateliers d’alignement national mobilisent l’ensemble des acteurs concernés par le dispositif de lutte contre les flux financiers illicites. Il s’agit notamment des entités assujetties, parmi lesquelles les banques, les institutions financières et certaines entreprises du secteur privé, mais également des autorités de supervision, des services chargés des enquêtes financières ainsi que des instances judiciaires compétentes en matière de poursuites et de sanctions.
Pour le gouvernement congolais, l’enjeu ne réside désormais plus dans la seule adoption de textes législatifs, mais dans leur mise en œuvre effective sur le terrain.
« Une chose est d’implémenter des réformes, une autre est de s’assurer de leur pérennisation », a déclaré le ministre des Finances, Doudou Fwamba, insistant sur la nécessité d’inscrire ces efforts dans la durée.
Cette phase préparatoire poursuit trois objectifs principaux : rassembler les éléments de preuve et documenter les résultats concrets des réformes engagées, démontrer l’efficacité des mécanismes d’enquête, de poursuite et de sanction, mais aussi renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la lutte contre les flux financiers illicites.
La visite sur place des experts du GAFI constituera ainsi un test majeur pour la crédibilité du dispositif financier congolais. Au-delà de l’évaluation technique, Kinshasa vise à terme une sortie de la liste grise du GAFI, qui pourrait contribuer à renforcer la confiance des investisseurs internationaux et à améliorer l’image financière du pays sur la scène internationale.













