Par Emmanuel Medina
La commune de Matadi a été le théâtre de violentes émeutes dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre 2026 dans la ville de Matadi dans la province du kongo central. Une vingtaine de véhicules de particuliers ont été entièrement calcinés dans l’enceinte de la Maison communale. Ces actes de représailles font suite au décès brutal d’un conducteur de moto-taxi, communément appelé « Wewa », abattu à bout portant par un policier.
Le drame s’est noué entre une heure et deux heures du matin aux abords de la Maison communale. Selon plusieurs témoignages recueillis par la presse locale, le jeune motocycliste est interpellé par un agent de la Police nationale congolaise pour défaut de gilet officiel.
Le policier lui aurait alors réclamé une amende de 50 000 francs congolais. Face au refus du conducteur de s’acquitter de cette somme, une vive altercation a éclaté. C’est au cours de cette dispute que l’agent de l’ordre a fait usage de son arme à feu, touchant le motard à bout portant. La victime a succombé à ses blessures.
L’annonce du décès a immédiatement provoqué une vague de colère parmi les proches de la victime et les jeunes de la commune, notamment ceux venus du camp Redjaf. En signe de protestation contre cette bavure policière, la foule en colère s’est ruée vers la Maison communale.
Les manifestants s’en sont pris directement aux infrastructures du commissariat, une vingtaine de véhicules appartenant à des particuliers, stationnés dans la concession, ont été saccagés puis incendiés.
Des dégâts matériels majeurs ont été constatés au lever du jour, plusieurs propriétaires découvrant leurs outils de travail réduits en cendres.
Face à l’escalade des violences, des renforts des forces de l’ordre ont dû être déployés en urgence sur les lieux pour contenir les émeutiers et rétablir le calme dans la zone.
Si la tension reste palpable à Matadi, l’étendue totale des pertes matérielles est en cours d’évaluation. Les autorités locales et la hiérarchie policière sont désormais attendues pour livrer une version officielle des faits, d’en dégager le bilan officiel et déterminer les responsabilités de chacun dans ce drame.












