Affaire FRIVAO : Mutamba et Bolukola connaîtront leur sort le 18 septembre

Affaire FRIVAO : Mutamba et Bolukola connaîtront leur sort le 18 septembre

Le verdict dans le procès sur le présumé détournement des fonds du Fonds d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) initialement prevu ce ce mercredi 9 septembre 2026, a été reporté. Constant Mutamba et Chançard Bolukola, principaux accusés dans cette affaire, connaîtront leur sort le 18 septembre prochain par la Cour de cassation.

Par Patient MBY

La Cour de cassation devra rendre son verdict dans l’une des affaires financières qui ont marqué la gestion des fonds destinés à l’indemnisation des victimes de la guerre de six jours, survenue à Kisangani, dans l’actuelle province de la Tshopo.

Le prononcé, initialement prévu lundi 7 septembre puis mercredi 9 septembre , a été reporté au 18 du mois en cours.

Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, et Chançard Bolukola, directeur général intérimaire de FRIVAO, sont poursuivis pour le détournement présumé de 20 millions de dollars américains.

Parmi les griefs retenus figurent notamment 14 millions de dollars liés à un contrat avec la société Congo Énergie, 200 000 dollars alloués à la modernisation de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, 2 millions de dollars destinés à Global Assurance ainsi que 1,24 million de dollars versés à Divo SARL pour la réalisation d’un documentaire sur le GENOCOST. D’autres sommes auraient également été remises à l’entreprise Tropique Architecture et affectées à la « reconstruction des mémoriaux ».

Face à ces accusations, le ministère public a requis 15 ans de travaux forcés contre les deux prévenus. Il a également demandé leur interdiction d’exercer le droit de vote et d’éligibilité pendant cinq ans après l’exécution de la peine, ainsi que l’interdiction d’accès aux fonctions publiques et parapubliques.

Le ministère public a, en outre, requis leur exclusion du bénéfice de la condamnation conditionnelle, de la libération conditionnelle et de la réhabilitation.

Il a également demandé aux prévenus de restituer les fonds de l’État qui auraient été détournés.

Le prononcé attendu ce mercredi 9 septembre constitue ainsi une étape décisive dans cette affaire qui met en cause la gestion des fonds destinés aux victimes des violences de Kisangani.

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