Par Reagan Lebisabo
Plusieurs groupes armés se présentant comme des combattants Wazalendo sont accusés d’exiger d’importantes sommes d’argent aux civils dans le territoire d’Irumu, en Ituri. Ils seraient particulièrement actifs dans la chefferie des Walese-Vonkutu, notamment dans plusieurs agglomérations situées à proximité de la province du Nord-Kivu.
L’alerte a été lancée ce mercredi 9 septembre 2026 par l’Association pour la promotion et la défense des droits des enfants et des femmes vulnérables (APDEF-Irumu).
Selon cette organisation, ces hommes armés affirment être présents dans la région pour combattre les rebelles des ADF. Mais l’APDEF-Irumu dénonce des pratiques qui, selon elle, aggraveraient davantage les conditions de vie d’une population déjà confrontée à l’insécurité.
L’organisation affirme que ces groupes auraient érigé des barrières sur certaines routes de desserte agricole, où ils exigeraient des paiements aux populations. Elle fait également état de l’existence présumée de cachots clandestins dans lesquels des civils seraient détenus et soumis à des actes de torture.
D’après Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’APDEF-Irumu, la libération de certaines personnes détenues serait conditionnée au paiement d’amendes allant de 300 000 à 500 000 francs congolais.
L’organisation considère ces pratiques présumées comme une nouvelle forme de pression exercée sur une population déjà fragilisée par les violences et l’insécurité dans cette partie de l’Ituri.
Face à ces accusations, l’APDEF-Irumu appelle les autorités militaires et sécuritaires à identifier les groupes concernés et à prendre des mesures contre ceux qui utiliseraient, selon elle, l’appellation Wazalendo pour commettre des abus contre les civils.
Elle demande également un renforcement de la surveillance dans les zones concernées, ainsi que des enquêtes permettant de vérifier les allégations de détentions arbitraires, d’extorsion et de torture. Les responsables présumés devraient, le cas échéant, être traduits en justice, estime l’organisation.
Pour l’APDEF-Irumu, la lutte contre les ADF ne peut en aucun cas justifier des actes d’extorsion, de torture ou de détention arbitraire contre les populations civiles.
L’organisation appelle ainsi les autorités à agir rapidement afin de protéger les habitants d’Irumu et d’éviter que la population ne devienne davantage victime des violences et des abus commis au nom de la lutte contre les groupes armés.













