Kalemie : les journaliers de la SNEL exigent leur mécanisation après 17 ans de service

Kalemie : les journaliers de la SNEL exigent leur mécanisation après 17 ans de service

La ville de Kalemie a été le théâtre d’une manifestation de « colère » des agents journaliers de la Société nationale d’électricité (SNEL). Ce mardi 8 septembre 2026, des dizaines de personnes ont manifesté pour exiger leur prise en charge, après 17 ans de service sous le statut de journaliers.

Par Patient MBY

Les agents journaliers sont montés au créneau pour revendiquer leur mécanisation au sein de cette entreprise du portefeuille de l’État. Certains réclamaient également le paiement de leurs arriérés de salaire. Pour exprimer leur ras-le-bol, ces agents ont brûlé des pneus aux abords de la direction de la SNEL à Kalemie.

Selon le coordonnateur de la Nouvelle société civile du Tanganyika, Chirac Bya’Esse, les agents se sont soulevés après avoir appris qu’une délégation des ressources humaines de la SNEL, en mission dans la région du Katanga, s’était limitée à Lubumbashi.

« En fait, il y a eu une délégation venant de Kinshasa qui venait faire des contrôles. C’est une branche des affaires humaines de la société SNEL. Alors, ils se sont limités au niveau de Lubumbashi sans arriver à Kalemie. Alors, les agents ou les salariés de l’entreprise voulaient aussi montrer leur ras-le-bol sur cette situation. Voilà pourquoi ils se sont mis à manifester. Donc, à part ça, il y a eu certains journaliers qui réclamaient aussi leurs salaires qui, depuis un certain moment, ne sont pas payés », a-t-il déclaré dans une interview téléphonique accordée à REPORTER.CD.

Après 17 ans de prestation, les journaliers de la SNEL à Kalemie, dans la province du Tanganyika, n’attendent qu’une chose : la régularisation de leur situation et leur intégration sur les listes de paie régulières de la société.

Cette situation met en lumière la problématique du recours prolongé au statut de journalier, notamment dans certaines entreprises publiques. Une pratique qui viole l’article l’alinéa 2 de l’article 40 du code du travail congolais qui exige la signature d’un contrat a durée indéterminée pour un journalier ayant presté pendant 22 jours sur une période de 2 mois « sous peine de pénalité ».

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