Par Emmanuel Medina
Le général Eddy Kapend, commandant de la 22ᵉ région militaire, a appelé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) à renforcer leur vigilance face aux menaces sécuritaires dans le Grand Katanga. Lors d’une causerie morale organisée ce lundi 26 octobre 2026 au camp Major Vangu, à Lubumbashi, il a affiché sa détermination à s’opposer à toute tentative de prise du pouvoir par les armes, visant notamment l’ancien président Joseph Kabila.
Devant les militaires et les policiers réunis pour cette causerie morale, le général Eddy Kapend a adopté un ton ferme face aux risques de déstabilisation des institutions. Cette déclaration intervient dans un contexte politique tendu, marqué par l’émergence du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement attribué à l’ancien chef de l’État.
Pour illustrer sa détermination, le commandant de la 22ᵉ région militaire a recouru à une référence biblique en se comparant à David face à Goliath.
« Je suis David, prêt à l’affronter », a-t-il déclaré, dans une allusion à Joseph Kabila.
Le général Kapend accuse l’ancien président de vouloir reconquérir le pouvoir par les armes. Il a ainsi réaffirmé la détermination des forces de sécurité à s’opposer à toute entreprise insurrectionnelle dans le Grand Katanga.
Assassinat de la capitaine Kathy Tshikomb : le commandant du camp arrêté
La causerie morale intervient également dans un contexte marqué par l’assassinat de la capitaine Kathy Tshikomb Thérèse, membre du service de communication et d’information des FARDC. Son corps sans vie a été découvert à son domicile, situé dans l’enceinte du camp Major Vangu, dans la nuit du 12 au 13 octobre 2026.
À la suite de ce meurtre, le général Eddy Kapend a annoncé l’arrestation du colonel Kabonde Wa Kidianga, commandant du camp Major Vangu. Des enquêtes sont en cours afin d’établir les circonstances de la mort de l’officière et de déterminer les éventuelles responsabilités.
Le commandant de la 22ᵉ région militaire a également fixé un délai à la justice militaire. Il lui a demandé de lui transmettre, au plus tard ce mercredi, un rapport complet accompagné des premiers éléments d’information sur cette affaire.
À travers ces instructions, le général Kapend entend accélérer les investigations sur le meurtre de l’officière et renforcer la sécurité au sein des installations militaires de Lubumbashi.
Cette double séquence, marquée par des déclarations fermes contre toute tentative de prise du pouvoir par les armes et par des mesures consécutives à l’assassinat d’une officière dans une enceinte militaire, place la sécurité dans le Grand Katanga au centre des préoccupations du commandement régional.













