L’opposant Prince Epenge a été placé sous mandat d’arrêt provisoire par le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, où il a été transféré depuis lundi 26 octobre 2026, ont indiqué ses avocats.
Par Patient MBY
Selon la même source, le président du parti ADD-CONGO et porte-parole de la plateforme Lamuka a été arrêté pour « propagation de faux bruits » en lien avec le décès de Manassé Lomboto, militant de son parti, survenu le 15 septembre dernier, lors d’une marche de la Coalition article 64 réprimée par les forces de l’ordre.
Prince Epenge a été empêché de voyager vers Rome dimanche pour participer à la rencontre des leaders de la Coalition article 64, qui s’est tenue pendant deux jours sur la situation politique et sécuritaire de la République démocratique du Congo. Son passeport lui a été confisqué par les agents de la Direction générale des migrations, avant qu’il ne soit interpellé et conduit au Conseil national de cyberdéfense (CNC) pour un interrogatoire, soulignent ses avocats.
Le décès de Manassé Lomboto, garde rapproché d’Epenge, a suscité beaucoup de controverses. Si l’ADD-CONGO attribue cette mort à la Force du progrès, une base militante de jeunes de l’UDPS, parti au pouvoir, Augustin Kabuya rejette cette accusation et soutient la thèse d’une mort « par maladie ». Une version qu’il attribue à la famille de la victime.
Décédé depuis la mi-septembre, Manassé Lomboto n’a pas encore été enterré. Son corps est gardé à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire pour des raisons d’enquête. Le 27 septembre, lors des obsèques organisées par la C-64, le centre hospitalier a refusé de libérer le corps, évoquant une mesure d’enquête. Une situation qui a provoqué une vive tension avec la famille.












