Par Patient Mubiayi MBY
Alors que les journalistes et la société civile, aux côtés de la population, ont fait la découverte de cinq corps sans vie, ce lundi 13 janvier 2025, le Conseil de sécurité, en compagnie du gouverneur de province, Jacques Kyabula, a annoncé n’avoir répertorié que deux cadavres en décomposition dans la ville de Lubumbashi.
Selon le directeur de cabinet qui a livré les résultats de l’enquête dans une interview accordée à la presse, une de ces deux victimes qui a perdu la vie à Kamalondo serait un fou.
«Il a été rappelé aux forces de sécurité leur obligation d’assurer l’ordre public et la sécurité. Il a fait notamment le point sur l’insécurité qui semble régner. Officiellement, c’est deux corps. Le premier corps a été retrouvé en face du collège Saint-Boniface, apparemment tamponné et jeté dans un drap qui se trouve juste à côté du Sacré-Cœur. Le deuxième corps, c’est sur l’avenue Sendwe, celui d’un fou tamponné, a déclaré ce Polydor Masengo, directeur de cabinet du gouverneur Jacques Kyabula.
Le Conseil de sécurité a aussi enchaîné des enquêtes pour mettre la main sur les bandits qui auraient assassiné dans des conditions inhumaines le journaliste Patriq Adonis Numbi, en date du mardi 07 janvier dernier.
«Dans l’entre temps, les contrôles de jour et de nuit continuent pour arrêter ces malfrats. Les assassins d’Adonis ne sont pas encore appréhendés, mais toutefois, ils le seront incessamment. La sécurité est déployée : des patrouilles la nuit, des barrages filtrants qui, chaque jour et nuit, permettent aux forces de l’ordre de contrôler le passage sur des axes choisis. Ce qui nous permet de barrer la route aux malfrats», a-t-il poursuivi.
Une controverse sur de nombre de corps sans vie s’installe au sein des classes sociales. La société civile, elle, ensemble avec les professionnels des médias qui ont fait le constatat, affirment avoir retrouvé cinq corps inertes en un seul jour, dans différentes communes de la ville de Lubumbashi.
En outre, à Likasi, deuxième ville de la province du Haut-Katanga, quatre corps en décomposition de motocyclistes ont été retrouvés quelques jours après dans une brousse sur la route Kolwezi. Cette découverte macabre d’une dizaine de morts en moins de deux semaines montre à suffisance l’ampleur de l’insécurité qui frappe la province.
Entre-temps, la société civile a condamné les conditions dans lesquelles ces paisibles citoyens ont succombé, en rappelant aux services de sécurité de renforcer des mesures pour arriver à la stabilité sécuritaire et assurer la protection de la population lushoise et du Haut-Katanga.













