Par Patient Mubiayi MBY
Le président de la République, Félix Tshisekedi, séjourne depuis lundi 20 janvier 2025 à Davos en Suisse, où il prend part au Forum économique mondial. Félix Tshisekedi a évoqué le cas des morts à l’est du pays suite aux violences et atrocités commises par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Depuis le début de la guerre entre les rebelles du M23 et les forces armées de la République démocratique du Congo, plus de six millions de personnes ont été tuées par les rebelles.
«Trois décennies de guerre ont injustement coûté la vie à plus de 6 millions de nos compatriotes. Cette tragédie locale est une menace globale », a déclaré Félix Tshisekedi au cours de cette réunion, en rappelant que l’échec de la protection des forêts de la RDC constitue une menace pour «l’avenir de la planète».
Il a aussi déploré le financement de la guerre et le renforcement de l’économie de l’ennemi par le pillage des ressources naturelles de la RDC, affirmant que l’éradication des groupes armés, responsables de ces actes, est un droit légal et fondamental.
Il a appelé à une manifestation collective de créativité pour « réinventer des méthodes pour bâtir la paix en adoptant des solutions fondées sur la nature et des principes de quitter des justices sociales».
Dans l’entre-temps, les affrontements entre les FARDC appuyées par les Wazalendo et la coalition M23-AFC et RDF s’enchaînent dans la province du Nord-Kivu. Dans un communiqué, les forces loyalistes au front ont annoncé les prouesses réalisées ces derniers jours en infligeant de grandes pertes en hommes et en matériels aux agresseurs.
La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une crise humanitaire sans précédent. Les violences qui secouent l’est du pays depuis plusieurs années se sont intensifiées, forçant des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), plus de 230 000 personnes ont été déplacées depuis le début de l’année 2025, portant à plus de 4,6 millions le nombre total de déplacés internes dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.













