Par Patient Mubiayi MBY
Devant les membres de l’Union sacrée, lors d’une réunion spéciale organisée ce samedi 22 février 2025, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé la formation imminente d’un gouvernement basé sur la cohésion sociale.
Face aux défis multiples auxquels est confronté le pays, Tshisekedi a explicitement exprimé ses intentions de réformer l’Union sacrée de la nation, sa plateforme politique. Cette décision intervient dans un contexte de crise où le chef de l’État s’est dit déçu de l’attitude de la plupart des membres de sa famille politique.
Cette réunion stratégique se tient au moment où le pays est secoué par la guerre d’occupation entreprise par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23, avec le soutien du pouvoir de Kigali. Malgré les démarches diplomatiques favorables, Félix Tshisekedi a toutefois reconnu l’intensité de cette guerre.
« Nous engrangeons certes des victoires sur le plan diplomatique, mais nous devons rester vigilants et actifs. L’ennemi ne va pas lâcher et veut continuer le pillage de nos ressources. J’ai compris que le combat va être rude et terrible. Le Rwanda n’est pas seul, et ce silence pendant 30 ans qui a été gardé, ce n’est pas par hasard, ce n’est pas parce que Kagame est le plus beau des hommes, c’est tout simplement parce qu’il y a tout un système derrière, et là nous sommes occupés à déboulonner ce système », a dit Félix Tshisekedi.
Par rapport à des appels multiples à négocier avec le mouvement du 23 mars, Félix Tshisekedi reste intransigeant. « Discuter avec le M23, c’est chercher à nous humilier ». Sur le terrain, les rebelles avancent. Après l’occupation de la ville de Goma en janvier dernier, la coalition M23-AFC a pris, depuis quelques jours, le contrôle de la ville de Bukavu, une deuxième ville stratégique de la partie Est du pays. Le chef de l’État congolais a demandé aux membres de l’Union sacrée de la nation de mobiliser la population face à cette agression imposée par le Rwanda.













