Par REPORTER.CD
La situation humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de se détériorer, avec plus de 100 000 personnes ayant fui les violences et traversé le territoire de Lubutu, au Maniema, en provenance du Nord-Kivu, selon un rapport de l’ONU publié ce mardi.
Ces nouveaux déplacés s’ajoutent aux 8 000 personnes déjà arrivées à Lubutu depuis le début de l’année, témoignant de l’ampleur et de la persistance de la crise. Les combats dans l’est de la RDC continuent de faire des victimes civiles et de provoquer des mouvements massifs de population.
Les violences dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu obligent les populations à fuir vers les provinces voisines du Maniema, du Tanganyika et de la Tshopo, aggravant une situation humanitaire déjà critique.
La présence de travailleurs humanitaires dans ces provinces reste très limitée, et les besoins humanitaires ne sont pas satisfaits depuis longtemps en raison d’un manque de financement, a souligné Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) et ses partenaires s’efforcent de répondre aux besoins urgents dans les domaines de la santé, de la santé mentale, et de fournir des articles ménagers essentiels et de la nourriture aux populations déplacées.
La Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) continue de protéger les civils dans la partie Grand Nord du Nord-Kivu et dans la province de l’Ituri, où 60% de ses forces sont déployées, alors que le M23 étend son emprise géographique.













