Par Patient MBY
Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont, dans un communiqué rendu public ce vendredi 10 octobre, appelé les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), à déposer les armes et de rendre à la MONUSCO afin de faciliter leur rapatriement vers leur pays d’origine.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’ordre opérationnel adopté le 1er octobre, par le Comité conjoint de supervision de l’accord de paix de Washington conclu entre Kinshasa et Kigali. L’armée loyaliste a interdit aux forces loyalistes de collaborer avec les FDLR et exhorte la population à se désolidariser d’eux et à les sensibiliser afin qu’ils se rendent « sans condition » aux autorités congolaises ou à la MONUSCO.
L’armée régulière met en garde contre toute résistance que manifesteraient ces forces rebelles face cette opération et se réserve le droit d’appliquer la force pour les désarmer. Le démantèlement des factions des FDLR et leur capture pour le Rwanda reste une mesure délicate imposée par Kigali dans l’accord de Washington afin qu’il lève également ses forces de sécurité sous-entendu, ses troupes au côté de la rébellion de l’AFC-M23.
D’aucuns estiment que la traque contre les FDLR reste un prétexte existentiel du Rwanda pour justifier ses actions militaires sur le sol congolais dans un contexte où ces rebelles Hutus Rwandais se trouvent en majeure partie dans les zones occupées depuis plus de 9 mois par l’AFC-M23 soutenus par le Rwanda, selon plusieurs rapports des groupes experts des Nations-Unies.
Le 1er mars 2025, l’AFC-M23 procédait au rapatriement vers le Rwanda de 14 anciens éléments des FDLR capturés dans la ville de Goma. Une opération qualifiée de mise en scène par l’armée congolaise d’autant plus que les combattants présentés à la presse paraissaient trop jeunes pour avoir participé au génocide rwandais de 1994. Si Kigali accuse régulièrement le gouvernement congolais de collaborer avec les FDLR qu’il considère comme une menace existentielle a sa sécurité nationale, Kinshasa réfute ces accusations et nie toute collaboration avec ces forces rebelles.













