Affaire FRIVAO : Constant Mutamba écope de 10 ans de travaux forcés

Affaire FRIVAO : Constant Mutamba écope de 10 ans de travaux forcés

Le verdict est tombé ! Constant Mutamba est à nouveau condamné par la
justice congolaise. L’ancien ministre de la Justice écope d’une peine de 10 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics dans l’affaire FRIVAO. La sentence a été prononcée ce vendredi 18 septembre à la Cour de cassation, lors de la dernière audience de ce procès.

Par Patient MBY

Aux côtés de Mutamba, Chançard Bolukola connaît désormais sa peine. L’ancien directeur général intérimaire du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) est condamné à 7 ans de travaux forcés. Les deux prévenus sont accusés d’avoir détourné 20 millions de dollars et de blanchiment de capitaux.

Ces condamnations sont assorties de cinq ans d’inéligibilité, de la privation des droits de vote, de l’exclusion de l’exercice de toute fonction publique, ainsi que de l’interdiction de toute libération conditionnelle et de toute réhabilitation.

Cet arrêt de la Cour de cassation met fin à un long procès sur la gestion des fonds publics de FRIVAO. Le fonds, créé pour canaliser l’indemnisation des victimes de la guerre des Six Jours survenue en 2000 à Kisangani, a été au cœur de scandales financiers.

Le ministère public avait requis 15 ans de prison contre les deux hommes pour détournement. Les fonds détournés impliquent notamment 14 millions de dollars dans un contrat avec la société Congo Énergie, 200 000 dollars alloués à la modernisation de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, 2 millions de dollars à Global Assurance, 1,24 million USD à Divo SARL pour la réalisation d’un documentaire sur le GENOCOST, ainsi que d’autres sommes importantes remises à l’entreprise Tropique Architecture et destinées à la « reconstruction des mémoriaux ».

Condamné à 3 ans de travaux forcés pour détournement de 19,9 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, voit sa peine s’alourdir. Au-delà des 3 ans, dont une année déjà purgée, le candidat à la présidentielle de 2023 devra croupir encore 10 ans en prison.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.