Découverte macabre de 32 civils exécutés par les ADF en Ituri

Par MEDINA

Le territoire de Mambasa s’enfonce un peu plus dans le sang et l’effroi. Dans un communiqué officiel publié ce dimanche 24 mai 2026, l’organisation non gouvernementale des droits de l’homme (ONGDH) Protection Plus a tiré la sonnette d’alarme face à la dégradation dramatique de la sécurité dans la province de l’Ituri. En l’espace de 48 heures, au moins trente-deux corps de civils innocents ont été découverts dans les chefferies de Walese-Karo et Babila Babombi, victimes de la barbarie des rebelles d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF).

Cette nouvelle vague de tueries plonge les communautés locales dans une détresse absolue et confirme l’intensification des raids meurtriers contre les zones agricoles de la région.

Le samedi 23 mai 2026, une découverte d’une violence inouïe a paralysé le village de Kidini, situé dans la cellule Mongalyema groupement Andifele, chefferie des Walese-Karo. Dix-sept corps sans vie ont été retrouvés abandonnés dans un champ par des paysans.

Selon le service de monitoring de Protection Plus, la liste des victimes met en lumière le ciblage systématique des populations les plus vulnérables.

Huit (8)membres de la communauté autochtone Pygmée ont été lâchement exécutés, et le chef de cellule Kamate Ekiya Paluku a été identifié parmi les dépouilles.

Les premières enquêtes de l’ONGDH révèlent que ces dix-sept personnes faisaient partie des dizaines de civils kidnappés lors des récentes incursions des ADF dans les localités de Darsalam, Muchanga et Mutufei. Elles ont été exécutées de sang-froid dans leur lieu de captivité.

Cette horreur s’ajoute à un autre bilan tout aussi lourd enregistré la veille. Le vendredi 22 mai 2026, quinze autres corps sans vie ont été découverts dans la périphérie du village Alima et inhumés à la hâte par les services locaux.

Dix corps gisaient à Kaseli, dans la concession agricole de Monsieur Loti, président local de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC Alima), Cinq corps ont été extraits du champ voisin dit « de Kasaï ».

Toutes ces victimes ont été fauchées lors de l’attaque sanglante menée par les ADF le mardi précédent. Protection Plus avertit que ce bilan combiné de 32 morts demeure tristement provisoire, de nombreuses dépouilles étant encore inaccessibles dans des zones de brousse contrôlées par les assaillants.

Face à ce qu’elle qualifie de massacres barbares et répétés, l’ONGDH Protection Plus exprime son indignation et condamne le sentiment d’abandon ressenti par les habitants de Mambasa, aujourd’hui contraints à des déplacements forcés massifs.

L’organisation formule trois exigences urgentes auprès des autorités nationales et de la communauté internationale :le renforcement immédiat des effectifs des FARDC et le lancement d’offensives militaires d’envergure pour traquer les ADF dans leurs derniers retranchements, le déploiement d’une assistance humanitaire d’urgence pour prendre en charge les milliers de familles déplacées qui fuient les zones de massacre et une action concertée et vigoureuse du gouvernement provincial pour sécuriser les axes agricoles indispensables à la survie économique de l’Ituri.

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