Les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et l’Union européenne appellent au respect du cessez-le-feu en RDC

Les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni, ainsi que plusieurs partenaires européens et internationaux réunis au sein du Groupe de contact pour les Grands Lacs, disent être préoccupés face à la persistance du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le vendredi 22 mai dernier, ils réaffirment leur engagement à soutenir les initiatives diplomatiques en cours, notamment les processus de paix menés par plusieurs médiations régionales et internationales.

Ces partenaires saluent les avancées enregistrées dans les différents cadres de discussions entre la RDC et d’autres parties impliquées dans la crise. Ils encouragent la poursuite des efforts engagés dans les accords de paix et insistent sur la nécessité de respecter strictement le cessez-le-feu. Selon eux, les engagements déjà pris doivent être appliqués de manière concrète et visible sur le terrain afin de mettre fin aux tensions et éviter la reprise des hostilités.

Ils rappellent également qu’aucune solution militaire ne peut mettre fin à cette crise. Pour eux, seuls le dialogue et la négociation peuvent permettre d’aboutir à une paix durable dans la région des Grands Lacs. Ils encouragent donc toutes les parties à poursuivre les discussions, à penser au dialogue politique et à créer travailler pour aboutir à un accord inclusif.

« Le Groupe de contact international salue les progrès accomplis par la RDC et l’AFC/M23, notamment en matière de soutien aux opérations humanitaires, de libération des prisonniers et de mise en œuvre du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Le groupe se félicite également des avancées enregistrées lors de la réunion du 23 avril à Washington, où la RDC et le Rwanda ont réuni le Comité mixte de surveillance. Il salue l’engagement de 2 pays à respecter les Accords de Washington et souligne la nécessité d’un dialogue inclusif entre les principaux acteurs congolais, tout en encourageant les consultations entreprises par l’Angola en faveur de la paix », mentionne le document.

Par ailleurs, le groupe insiste aussi sur la protection des civils, qui continuent de payer le prix lourd dans ce conflit. Il condamne les violations du droit international humanitaire et s’inquiète de l’impact des combats sur les populations, notamment à cause de l’utilisation d’armes lourdes et de drones dans certaines zones. Les partenaires appellent au renforcement de la coordination pour mieux protéger les civils et faciliter le travail aux humanitaires.

Une attention particulière est également portée sur la situation humanitaire jugée très préoccupante. Les partenaires demandent un « accès rapide, sécurisé et sans entrave pour les organisations humanitaires », ainsi que la mise en place de couloirs humanitaires efficaces dans les zones touchées. Ils appellent aussi à la réouverture des aéroports de Goma et de Kavumu (Bukavu) afin de faciliter l’acheminement de l’aide et la circulation des équipes humanitaires.

Les États et organisations signataires du document regrettent que la situation sanitaire vient aggraver la crise, notamment avec la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays. Ils estiment que cette urgence sanitaire exige une coopération régionale pour stopper la propagation du virus. Pour eux, seule une action coordonnée sur les plans sécuritaire, humanitaire et sanitaire permettra de rendre stable la région des Grands Lacs et d’avancer vers une paix définitive en République démocratique du Congo.

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