Après l’explosion survenue à Goma ayant coûté la vie à une humanitaire française de l’UNICEF et à deux autres personnes, le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités dans ce drame survenu dans un contexte de conflit armé persistant dans l’Est du pays.
Pierre Kabakila
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, vendredi 13 mars 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de l’explosion survenue à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, qui a entraîné la mort de trois personnes dont une employée de UNICEF. La victime principale, identifiée comme l’humanitaire française Karine Busset, a péri aux côtés de deux autres personnes, parmi lesquelles un membre du mouvement armé M23 et un agent de sécurité privée.
Selon le communiqué du ministère de la Communication et Médias, les faits se sont produits à l’aube du 11 mars 2026. Les premières informations indiquent que la zone de l’incident aurait été rapidement investie par des éléments des Rwandan Defence Forces (RDF) ainsi que par des combattants du M23, dans un contexte sécuritaire déjà marqué par des affrontements dans l’Est de la RDC.
Face à la gravité de la situation, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux a instruit l’Auditeur général près les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir sans délai une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’explosion, d’identifier les éventuelles responsabilités et d’engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires conformément à la loi.
Le gouvernement congolais a également lancé un appel à une coopération internationale étroite, notamment avec les autorités françaises, les Nations unies et les organisations internationales compétentes, pour garantir une investigation complète, impartiale et transparente.
Kinshasa affirme par ailleurs sa détermination à lutter contre l’impunité et à veiller à ce que toute violation grave du droit commise dans le cadre du conflit armé dans l’Est du pays fasse l’objet de poursuites appropriées.













