La tension monte d’un cran au sein de l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami. Le président de l’organe délibérant et son questeur ont simultanément déposé leurs lettres de démission au bureau de l’institution. Les deux personnalités quittent leurs fonctions sur fond d’allégations de détournement de deniers publics qui pèsent sur elles depuis 2025.
Par Patient MBY
L’issue était, du moins, perceptible au vu de la crise politique persistante qui secoue l’Assemblée provinciale depuis l’année dernière. Basile Muleba, président contesté de l’institution, et le questeur, Séraphin Mukaya, ont décidé de rendre le tablier. Cette information est confirmée dans deux lettres de démission parvenues ce samedi 25 juillet à REPORTER.CD.
Dans sa lettre, Basile Muleba indique avoir pris cette décision en raison de la motion de censure initiée à son encontre. De son côté, Séraphin Mukaya évoque des « convenances personnelles », estimant que l’organe délibérant a besoin de « nouvelles figures ».
Ces démissions interviennent dans un contexte où Basile Muleba et Séraphin Mukaya sont accusés d’avoir détourné des émoluments de députés, estimés à 227 200 000 FC, prélevés sur l’enveloppe salariale du mois de mars 2024 destinée au paiement des élus, des assistants parlementaires, des chauffeurs et du bureau provisoire. Ces accusations avaient conduit à leur destitution en octobre 2025, ouvrant la voie à l’élection de Tayari Kiswabantu, l’un des députés frondeurs, à la présidence du bureau définitif.
Cependant, en mars 2026, le dossier a connu un rebondissement inattendu. La Cour constitutionnelle a invalidé les résultats du vote et rétabli Basile Muleba et Séraphin Mukaya dans leurs fonctions. Une décision loin de faire l’unanimité, qui a ravivé les tensions entre les députés provinciaux.













