Par Reagan Lebisabo
L’insécurité continue de faire des victimes dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uélé. Deux personnes ont été tuées et une troisième grièvement blessée, samedi 17 octobre 2026, lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés à Ngangazo, une localité située à environ 9 kilomètres du centre de négoce de Moku, dans la chefferie de Mari-Minza.
D’après les informations recueillies auprès des sources locales, les assaillants ont pris pour cible une maison de commerce. Ils ont ouvert le feu sur un vendeur avant d’atteindre une autre personne qui passait à proximité du lieu de l’attaque.
Les deux victimes ont succombé sur place à leurs blessures. Une troisième personne, touchée par balle à l’épaule, a été acheminée vers une structure sanitaire locale pour recevoir des soins appropriés.
Outre ces pertes en vies humaines, les malfrats ont emporté une importante somme d’argent dont le montant exact reste à déterminer.
Cette nouvelle attaque suscite une vive inquiétude parmi les habitants de Mari-Minza, confrontés à la recrudescence des actes de banditisme armé.
Le président de la Ligue des jeunes de Mari-Minza pour le développement du territoire de Watsa, Blaise Alalango, déplore cette situation et appelle les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires.
« Deux personnes viennent de tomber sur le champ, dont un vendeur. Une autre victime a été touchée par balle. Nous sommes vraiment consternés par cette vague d’insécurité. Nous demandons aux autorités d’intervenir rapidement », a-t-il déclaré.
Cette attaque intervient moins de 48 heures après un autre incident sécuritaire enregistré dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 octobre à Moku. Des hommes armés avaient alors pris d’assaut deux établissements commerciaux, emportant près de 3 millions de francs congolais et 12 grammes d’or. Une personne avait également été grièvement blessée.
Les auteurs de cette nouvelle incursion ont réussi à prendre la fuite. Des enquêtes auraient été ouvertes pour les identifier et établir les circonstances exactes de cette attaque.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’a été rapportée. Cette succession d’attaques relance la question de la protection des personnes et de leurs biens dans cette partie du territoire de Watsa.













