Par Joël Eben Kodjo
Les déplacés de guerre hébergés dans les sites du groupement Boga, chefferie de Bahema-Boga, dans le sud du territoire d’Irumu, en Ituri, lancent un cri d’alarme. Leurs conditions humanitaires se détériorent de manière alarmante, exacerbées par une sécheresse persistante.
En cette période de sécheresse accrue, les déplacés sont contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau potable, essentielle à leur survie quotidienne. Ces trajets périlleux, souvent effectués tard dans la nuit, exposent particulièrement les femmes et les enfants à des risques accrus.
« La sécheresse a entraîné une pénurie d’eau critique. Les déplacés doivent parcourir de longues distances, s’exposant à de multiples dangers, même tard dans la nuit. Nous implorons les autorités compétentes et leurs partenaires de trouver une solution en construisant d’autres sources d’eau pour atténuer cette nouvelle forme d’insécurité », a déclaré Bahemuka Daniel, président des déplacés de guerre de Boga, ce mardi 25 mars 2025.
Outre la pénurie d’eau, de nombreux déplacés vivent dans des abris de fortune ou dorment à la belle étoile. Une intervention gouvernementale urgente est nécessaire pour les protéger des intempéries.
La prolifération des groupes armés en Ituri alimente les conflits ethniques et les attaques incessantes, dont les civils innocents sont les premières victimes.
La combinaison de la pénurie d’eau, des abris précaires et de la violence persistante crée une crise humanitaire complexe et urgente.
Les femmes et les enfants sont particulièrement exposés aux risques liés à la recherche d’eau et aux conditions de vie précaires dans les sites de déplacés.
Les déplacés de Boga appellent à une action immédiate pour répondre à leurs besoins les plus urgents en eau potable et en abris.
Au-delà de l’aide d’urgence, une solution durable est nécessaire pour garantir l’accès à l’eau potable et la sécurité des déplacés de Boga.
La communauté internationale est appelée à se mobiliser pour soutenir les efforts du gouvernement congolais et des organisations humanitaires afin d’améliorer les conditions de vie des déplacés en Ituri.













