Par Joël Eben Kodjo
Dans la province de l’Ituri, le secteur éducatif est fortement perturbé par l’insécurité persistante, conséquence de l’activité de groupes armés locaux et étrangers dans cette partie nord-est de la République démocratique du Congo.
Particulièrement touchées, plusieurs écoles primaires et secondaires de la sous-division éducationnelle Irumu 1 sont contraintes de fonctionner en déplacement, par crainte des exactions répétées des groupes armés.
À l’occasion de la Journée Nationale de l’Enseignement, ce mercredi 30 avril 2025, Joseph Sugana, conseiller pédagogique des écoles protestantes de la sous-division éducationnelle Irumu I, a lancé un appel pressant aux autorités sécuritaires. Il les exhorte à rétablir l’autorité de l’État afin de permettre aux écoles de retrouver leurs sites d’origine.
« Aujourd’hui, plus de 20 écoles dans notre sous-division éducationnelle Irumu 1 fonctionnent en déplacement en raison de la situation sécuritaire alarmante dans leurs villages respectifs. Nous demandons aux autorités sécuritaires d’imposer la paix dans ces entités secouées par l’activisme des rebelles ADF, particulièrement dans la chefferie de Walese-Vonkutu sur l’axe routier Komanda-Luna », a-t-il déclaré.
Pour maintenir les activités d’apprentissage, ces écoles déplacées fonctionnent durant l’après-midi, un horaire peu apprécié par de nombreux parents de la zone, ce qui explique la faible fréquentation de ces établissements scolaires.
Il est à noter que le centre éducationnel Irumu 1 accueille depuis plus de quatre ans plusieurs écoles provenant de zones en insécurité maximale, orchestrée par les rebelles ADF.













