Initialement annoncée pour le 2 mai, la marche de soutien aux sanctions américaines contre certaines personnalités congolaises et à la politique de paix dans l’est de la RDC a été reportée au lundi 4 mai 2026 à Kinshasa. L’initiative, portée par l’UDPS, parti au pouvoir, intervient dans un contexte de tensions régionales et de réactions internationales aux conflits dans la région des Grands Lacs.
Par Pierre Kabakila
La marche organisée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), initialement prévue le samedi 2 mai 2026 à Kinshasa, a été reportée au lundi 4 mai, selon une annonce officielle du parti au pouvoir.
Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a justifié ce décalage par des contraintes administratives, notamment l’indisponibilité des services diplomatiques durant le week-end. Il a précisé que la délégation du parti souhaite remettre directement son mémorandum aux autorités de l’ambassade des États-Unis.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par les récentes sanctions prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), rattaché au département du Trésor américain, contre l’ancien président Joseph Kabila. Les autorités américaines l’accusent de liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo.
Parmi ces groupes figurent le M23 et l’Alliance du fleuve Congo (AFC), présents dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Washington affirme que ces mouvements contrôlent plusieurs zones stratégiques avec des soutiens extérieurs, dans un contexte sécuritaire toujours instable.
Augustin Kabuya a déclaré que cette marche vise à exprimer le soutien d’une partie de la population congolaise à l’action diplomatique américaine et à la politique de l’administration de Donald Trump dans la région des Grands Lacs.
Les organisateurs ont invité les manifestants à s’habiller en blanc, couleur symbolisant la paix.
Enfin, le secrétaire général de l’UDPS a affirmé que la présence du pouvoir à Kinshasa reflète, selon lui, la solidité de l’autorité de l’État sous la présidence de Félix Tshisekedi.










