Lutte contre la corruption : l’IGF entend intensifier la sensibilisation sur toute l’étendue de la RDC pour l’année 2025

Par Siméon Isako

Face aux limites de la répression, l’Inspection Générale des Finances (IGF) annonce le nouveau plan d’action axé sur la sensibilisation pour lutter contre la corruption en République Démocratique du Congo.

S’exprimant devant les journalistes, ce mardi 17 décembre 2024 , Jules Alingete, a souligné que la corruption est un fléau qui sape les fondations de l’État et prive les populations des services essentiels. « La répression est nécessaire, mais elle ne suffit pas », a-t-il déclaré. « Nous devons changer les mentalités et construire une culture de l’intégrité. »

Pour atteindre cet objectif, l’IGF prévoit de collaborer étroitement avec les universités, les écoles, les médias et les organisations de la société civile. Des programmes éducatifs seront mis en place dans les établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes générations aux dangers de la corruption et aux valeurs de la bonne gouvernance. Les médias seront sollicités pour diffuser des messages de sensibilisation et couvrir les actions de l’IGF.

« Nous allons créer des clubs de bonne gouvernance dans les universités et former des journalistes à la lutte contre la corruption », a annoncé Jules Alingete. « L’objectif est de multiplier les relais d’information et de favoriser un débat public sur ces questions. »

Les religions seront également associées à cette initiative. L’IGF compte s’appuyer sur le poids moral des institutions religieuses pour promouvoir les valeurs d’honnêteté et de transparence. Des messages seront intégrés dans les sermons et les prêches pour sensibiliser les fidèles.

En parallèle, l’IGF continuera ses actions de contrôle et de répression. Des audits seront menés régulièrement pour détecter les cas de malversations financières et les responsables seront poursuivis en justice. Cependant, l’accent sera désormais mis sur la prévention, en agissant sur les causes profondes de la corruption.

« La lutte contre la corruption est une affaire de tous », a conclu Jules Alingete. « Chacun de nous a un rôle à jouer. En travaillant ensemble, nous pouvons construire un Congo plus juste et plus prospère. »

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