Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF a plongé la population du territoire de Mambasa dans la peur et la tristesse. Les faits se sont déroulés dans la soirée du mercredi 1er avril, vers 20h, dans le village de Bafwakoa, situé sur la route nationale numéro 4, à environ 148 kilomètres de Mambasa-centre, en direction de Kisangani.
Par Reporter. CD
Selon des informations locales, les assaillants ont fait irruption dans cette agglomération alors que les habitants menaient leurs activités quotidiennes, transformant en quelques heures une localité calme en un véritable théâtre de violences.
Le bilan de cette attaque reste très lourd. Plusieurs dizaines de civils ont été tués, certains par armes à feu, d’autres à l’aide d’armes blanches. Le matin de ce jeudi 2 avril, des corps sans vie ont été découverts le long de la route, tandis que d’autres seraient encore coincés sous les décombres des maisons incendiées. Même si les chiffres exacts ne sont pas encore présentés, les forces vives évoquent un bilan humain sans appel. Sur le plan matériel, les dégâts sont également énormes : plus de la moitié du village, soit au moins 60%, a été réduit en cendres. Des habitations ont été brûlées, ainsi que des motos et au moins un véhicule, laissant derrière elles changron et tristesse.
Cette nouvelle attaque intervient alors que les armées congolaise et ougandaises mènent, depuis plus de 4 ans, des opérations conjointes contre cet ennemi commun. Malgré les efforts consentis, les attaques contre les civils continuent de se multiplier. Dans plusieurs zones de l’Est, notamment en Ituri et le Nord-Kivu Nord-Kivu, les populations vivent dans une peur permanente face aux incursions répétées de ce groupe armé considéré comme le plus cruel de toutes les milices actives au pays.
Maître Jospin Paluku Mbowа, membre de la Nouvelle Société Civile Congolaise en territoire de Mambasa dénonce une situation qu’il juge très préoccupante. Selon lui, les combattants ADF circulent encore avec facilité dans plusieurs zones, ce qui pousse les habitants à accuser le gouvernement de les avoir abandonnés. Il appelle à une prise de conscience collective et insiste sur la nécessité de mettre fin à cette situation qui continue de coûter la vie à de nombreux civils.











